Le Castel Béranger

Le Castel Béranger, immeuble réalisé par Hector Guimard à la fin des années 1890, lance l’Art nouveau à Paris

 

Le Castel Béranger sonne pour beaucoup le début de l’Art nouveau à Paris. Cet immeuble fut en effet réalisé par le célèbre architecte Hector Guimard. Il ne signe pas ici sa première oeuvre mais lance alors véritablement son art. Nous sommes à la fin du XIXe siècle : 1895 !

Le Castel Béranger fut achevé en 1898.

 

Le Castel Béranger, oeuvre d’Hector Guimard, à peine trentenaire

Bien que fasciné par Eugène Viollet le Duc, Hector Guimard ne se lance pas dans la restauration d’ancienne architecture. Il veut créer la sienne, au milieu des installations d’habitations. Aussi, il intervient  dans le XVIe arrondissement, alors en plein boom. 

Ancien élève de l’Ecole nationale des Arts décoratifs, il a peine trente ans lorsqu’il réalise ce chef d’oeuvre. 

 

La conversion d’Hector Guimard à Bruxelles

Pour la veuve Fournier, il construit au 14 de la rue Jean de la Fontaine un immeuble de rapport. Il devait contenir 36 appartement en totalité. En effet, l’architecte ne se contente pas de dessiner les plans de la façade et de l’organisation de l’ensemble. Il va jusqu’à penser la décoration intérieure (y compris le papier peint), les entrées, les cheminées

Dans le Castel Béranger, l’architecte dessine de nombreuses courbes et lignes cassées. C’est à Bruxelles qu’il trouva son inspiration. Profitant d’une bourse de voyage, il aller passer quelques temps en Belgique. Il y croise l’architecte Victor Horta et reste interloqué par sa maison Tasset, à Bruxelles. Au cours d’une discussion son confrère belge lui lance : “Ce n’est pas la fleur, moi que j’aime à prendre comme élément de décor : c’est la tige !”. C’est une véritable découverte pour Guimard, qui en fera pour la suite de son oeuvre, un principe de base.

La rencontre est telle que de retour de Paris, Guimard renonce au projet initial qu’il avait fait pour le Castel Béranger. Il recommence tout pour proposer cette oeuvre.

 

Un accueil pour le moins contrasté

L’accueil du public fut très différent. En effet, il engendra de nombreuses résistances. D’aucuns oseront la boutade : “C’est la danse des tibias ! C’est l’art des osselets”. 

Ces critiques ne touchèrent guère Hector Guimard qui poursuivit. L’Art nouveau est lancé, puisant dans la nature son inspiration fondammentale. C’est un art qui refuse la symétrie, qui recherche la diversité et la variété des formes pour construire son unité.

Le Castel Béranger trouva également son public. Il fut en effet lauréat du concours des Façades de la Ville de Paris en 1897 – 1898.

 

Sources bibliographiques : 

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