Le commerce fluvial parisien en 1900

Le commerce fluvial parisien en 1900 était dédié au fonctionnement de la ville

 

En 1900, le commerce fluvial est indispensable pour Paris. Il s’articule autour de deux mouvements : 

  • Un approvisionnement en produits alimentaires et pour son fonctionnement
  • Le déport des déchets produits.

L’arrivage de marchandises à Paris

Tout d’abord, Paris à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, se développe fortement. C’est encore un grand chantier. Aussi, l’apport en matériaux de construction est très important. Et il passe par les voies navigables, principalement en provenance de banlieue. Dans l’autre sens, les déblais de la ville et ses gadoues vont être déversées dans les carrières.

La ville est très gourmande en énergie. A l’époque, elle consomme principalement du charbon, qui provient du nord. Toutefois, sur ce plan, le commerce fluvial est déjà plus faible que celui ferroviaire. Via la Seine, le pétrole arrivé au Havre et à Rouen est apporté en ville.

On apportait également par voie d’eau du vin et des céréales.

Le commerce fluvial apportait aussi des métaux ouvrés produits en Lorraine ou au Creusot.

 

En 1906, 8 967 597 tonnes de marchandises arrivèrent à Paris réparties de la manière suivante par matériaux : 

 

Les expéditions parisiennes, bien plus faibles que les approvisionnements

Les ports de Paris permettaient également le chargement des produits de la région, sur 200 kilomètres environs.

Ainsi, les sucres, pâtes, tissus, livres, bois travaillés étaient envoyés par les voies navigables vers le Nord, l’Est, la Loire et le Rhône.

 

En 1906, 3 892 782 tonnes de marchandises furent expédiés de  Paris réparties de la manière suivante par matériaux : 

 

Les grandes régions qui commerçaient avec Paris.

Tout d’abord, la première origine de tonnage à Paris était le nord de la France, avec le charbon, mais aussi des cailloux et du sable.

Ensuite, on trouvait la basse Seine : Le pétrole qui transitait par Le Havre était la première marchandise apportée à Paris, suivi de loin par les minerais, engrais et céréales.

En amont de Paris, de nombreux bateaux provenaient de haute Seine, de Loire et de l’Allier. Ils transportaient majoritairement des cailloux et du sable. Dans l’autre sens, des déblais étaient réexpédiés.

Enfin, par la Marne, arrivait du plâtre, de la chaux et du ciment.

 

Les arrivages par région (en tonnage) se répartissaient de la manière suivante en 1906 : 

et les expéditions : 

La répartition du commerce parisien suivant les voies d’eau

En 1907, on enregistra sur l’ensemble des ports parisiens 460 bateaux français et 83 étrangères (17 allemandes et 66 belges).

La traversée de Paris était la zone où le tonnage absolu était la plus importante : C’était en effet, l’endroit où se croisaient le maximum de marchandises.

L’aval et l’amont était à peu près équivalent en terme de tonnage (lorsqu’on rajoute à la Seine en aval, le canal Saint Denis, qui dérivait une partie du flux).

A noter enfin qu’en amont, la Seine était largement préférée au canal de l’Ourcq pour faire transiter des marchandises.

 

– Taille du commerce fluvial parisien en 1906 – 

Tonnage absolu

Bateaux

Tonnes par bateaux

Seine : traversée de Paris 8 401 580 31 241 251
Seine en amont 7 849 994 36 696 229
Seine en aval 5 042 889 18 961 267
Ourcq 655 983 10 590 62
Saint Denis 1 942 299 7 936 245
Saint Martin 1 457 959 8 735 167

 

Avec cette activité, à cette époque, Paris était le sixième port de France, avec 24% du tonnage fluvial.

 

Sources bibliographiques :

  • Pawlowski, Auguste. Les Ports de Paris. 1910
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