La cour des miracles

La cour des miracles, une vaste zone de pauvreté, de truands au nord près des portes Saint Denis et Montmartre

 

cour des miracles - le conseil des trois J Lagniet
Le conseil des trois de la cour des miracles selon Jules Lagniet – 1663

 

La cour des miracles était appelée ainsi en raison de la magie des lieux : ici en effet, les blessés graves retrouvaient l’usage complet de leurs jambes, bras.

Dans cette zone sale mais aussi de non droit, vivaient les pauvres de Paris : les mendiants, les voleurs… entassés dans de petites maisons au milieu des déchets.

 

1, 2, 3 ?  Plusieurs cours de miracles

En vous promenant du côté des Halles, vous avez sûrement remarqué la rue de la Grande Truanderie. Il s’agit ici de la plus ancienne cour des miracles de Paris.

Une autre se tenait rue des francs bourgeois où des pauvres exemptés de taxes faisaient régner la terreur à proximité de leur logis donné pour eux au grand prieur de l’ordre des Hospitaliers.

On retrouvait également une cour des miracles rue Saint Honoré, près de la rue Montmartre.

Toutefois, la plus célèbre et la plus vaste se situait entre les portes Saint Denis et Montmartre, entre les rues Montorgueil et Saint Sauveur.

 

La vie dans la cour des miracles ? une vie de pauvreté, chapardages…

L’historien Henri Sauval la décrit comme une vaste zone sale, dans laquelle on accédait par des allées de terre et où les sergents du prévôt ne s’y aventuraient guère. Pas question de payer de taxes ici ! On vivait affranchi des lois du pays et comme on peut. Selon lui, jusqu’à 500 familles y vécurent.

Vaste zone de prostitution, seuls les malades y restaient le jour. Les autres partaient à l’assaut de la ville pour mendier, voler…

 

Narquois, orphelins, coquillards, polissons : un royaume dans le royaume

La cour des miracles était le lieu de vie des argotiers. Sous l’autorité de leur roi, le grand coësre, les argots mendiaient dans les espaces publics, simulant de graves blessures, accidents… D’autres maîtrisaient le jonglage et autres moyens pour faire rire les passants.

Les argotiers avaient également développé leur propre langage, ressemblant selon Sauval à celui des premiers merciers.

A côté des argotiers, une autre communauté vivait : les coupeurs de bourses, pick pockets des temps anciens.

Sources bibliographiques :

 

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