L’ hôtel de Joyeuse

L’ hôtel de Joyeuse, possession de puissants des XVIe et XVIIe siècles, devenue pension et atelier industriel

 

C’est la découverte de l’histoire d’un hôtel du Marais, rue de Turenne, à proximité de la Place des Vosges que nous vous proposons aujourd’hui : l’hôtel de Joyeuse !

 

Grâce à Paris Libris, nous vous proposons de revenir sur l’histoire de ce lieu, où on retrouve le médecin d’un roi, un garde étrange de la famille royale, Balzac…

Paris Libris propose de découvrir cette histoire en deux temps : 

 

Un terrain non construit appartenant aux religieux de Sainte Catherine

Cet hôtel date de la période l’urbanisation de cette partie est du Marais, non loin de la porte Sainte Antoine (et de la Bastille). Nous sommes dans un quartier qui a été longtemps dominé par des résidences royales : l’Hôtel Saint Pol tout d’abord, et l’Hôtel de Tournelle ensuite.

Toutefois, à ces époques couvrant le Moyen Age jusqu’au milieu du XVIe siècle, le terrain occupé par l’Hôtel de Joyeuse aujourd’hui n’est pas construit. Il appartient alors aux religieux de Sainte Catherine du Val des Ecoliers. C’est une partie d’un champ, appelée culture Sainte Catherine

 

La construction par un médecin du roi, Marc Miron au XVIe siècle

Au milieu du XVIe siècle, François 1er fait lotir le terrain de l’Hôtel de Saint Pol. Ainsi, à partir de 1543, un véritable boom immobilier se libère alors dans le quartier. Les religieuses de Sainte Catherine en profitent. Ces ventes se font progressivement et la zone qui nous intéresse est cédée en 1580 à Marc Miron.

Le nouvel acquéreur est alors médecin du roi Henri III. Il l’avait accompagné en Pologne lors de son cour périple la-bas, avant de revenir pour devenir roi de France. La maison devait alors être d’allure modeste.

 

La période phare de l’Hôtel de Joyeuse, quand la cour vivait à Paris

Après Marc Miron, le terrain revient à sa fille, Marie, épouse de Louis Lefèvre de Caumartin. Alors, dans cette première moitié du XVIIe siècle, le quartier connait sa grande effervescence. Il héberge alors les grands seigneurs du royaume. A tel point, que l’hôtel est alors remanié.

C’est dans cette belle période que par le jeu des successions, il est résidence du marquis de Joyeuse, dont il porte le nom.

 

Vente à la Révolution et installation de la pension Lepitre.

En 1761, la famille de Joyeuse se sépare de cette résidence. Elle la vend un conseiller secrétaire du roi, Jacques François Choulx de Bussy.  Ce dernier émigre à la Révolution. Bien qu’hors de France, il met en vente ses biens en 1794. L’ Hôtel de Joyeuse est ensuite cédé plusieurs fois : 1795 et 1797.

C’est ainsi que Jean François Lepitre fait l’acquisition du lieu en 1804. Il y installe sa pension, qui comptera parmi ses étudiants, Honoré de Balzac.

Avant son achat du lieu, Lepitre s’était fait connaître comme gardien de la famille royale. Il aurait aidé les prisonniers du Temple, mais aurait aussi trouvé les appuis pour traverser les tourments révolutionnaires. Frappant de constater que sa pension traversa l’Empire et la Restauration, accueillant des grandes personnalités.

En savoir plus sur la pension Lepitre

 

La période industrielle

En 1823, les héritiers du maître de pension cèdent l’hôtel.

Selon Lefeuve, dans Histoire de Paris, rue par rue, maison par maison, en 1862, il ne resta de l’Hôtel de Joyeuse qu’une maison, en face de la rue des Minimes.

A la fin du XIXe siècle, une partie du terrain est reconstruit par des entrepôts et logis. Nous sommes alors dans la période industrielle de ce quartier du Marais

 

La fontaine de Joyeuse

Rue de Turenne, le promeneur peut découvrir les vestiges d’une belle fontaine du quartier. Celle que nous pouvons voir aujourd’hui date de la moitié du XIXe siècle. Elle fut alimentée par les eaux de l’Ourcq apportée par le canal du même nom au bassin de la Villette.

Elle remplaça une autre fontaine plus ancienne, du XVIIe siècle. Construite en 1687, elle alimentait les habitants du quartier par de l’eau prélevée dans la Seine.

En savoir plus sur la fontaine de Joyeuse

 

 

Découvrir le lieu de l’Hôtel de Joyeuse : 

37 rue de Turenne

M° Saint Paul

 

Sources bibliographiques

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