Les métiers parisiens

 

Histoires des métiers parisiens

 

Paris, ville d’artisans et de commerçants, base tout au long du Moyen Age mais aussi jusqu’à la Révolution l’organisation de son économie sur ses métiers : les corporations.

 

A partir des travaux des historiens du XIXe siècle, regroupés dans l’ouvrage d’Etienne Martin Saint Léon sur l’Histoire des corporations depuis leurs origines jusqu’à leurs suppressions en 1791, revivons cette longue épopée.

 

 

Le XIIIe siècle, ou la formalisation des métiers parisiens en corporation au sein d’un registre de règlements

Installés depuis les origines de Paris, les artisans et commerçants sont regroupés en corporations, espaces libres dans leur exercice visant à protéger ses membres. On y distinguait les maîtres, les valets et les apprentis et on y défendait les intérêts du métier. Statuts, règlements, fonctionnement, chaque corporation a défini ses propres règles pour son animation, la qualité du travail… tout comme ses privilèges.

Le XIIIe siècle est marqué par la volonté d’Etienne Boileau, prévôt de Paris, de formaliser dans son livre des métiers ces règlements.

 

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Le XVe siècle, ou la constitution des compagnies militaires

Les rois de France avaient parfaitement perçues l’intérêt du contrôle des métiers parisiens pour le développement de l’Etat (maîtrise de la paix dans Paris mais également levée de taxes). Aussi, Louis XI fut actif dans ce domaine. On peut citer par exemple les compagnies militaires constituées pour la défense de Paris en 1467.

 

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Le XVIe siècle, ou la formation des six corps et des juges consulaires

Le début de la Renaissance est une période de prospérité pour les métiers de Paris. Le développement économique s’accompagne par la montée en puissance des six corps, six corporations chargées de la représentation de l’ensemble des corporations parisiennes.

On créé également à cette époque des juges consulaires, ancêtres des tribunaux de commerce, élus par les artisans et commerçants de la ville.

Le contrôle des corporations par l’autorité royale se renforce avec la remise en cause des confréries d’une part et le remplacement du guet, milice bourgeoise chargée de la police dans Paris, par une police d’Etat.

 

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Le XVIIe siècle, ou lorsque les corporations doivent participer à l’effort financier de l’Etat

Les guerres de religions tout comme les guerres avec l’Empire, ont gravement mis en difficultés les finances de l’Etat. Aussi, les corporations sont successivement mises à contribution avec la levée de taxes exceptionnelles. Elles sont regroupées en quatre classes afin d’organiser les impôts qu’elles doivent subir.

C’est également la période de gloire de Colbert, artisan des manufactures royales avec des privilèges propres ne dépendant pas des corporations.

 

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Le XVIIIe siècle, ou la lutte entre les corporations et la liberté du commerce

Avec le XVIIe siècle, on entre dans la période des Lumières. La liberté est vantée, les limites au commerce décriée. Il faut dire que la production agricole française est largement excédentaire et qu’une bonne partie du pays regarde avec les yeux de Chimène, les ventes vers l’étranger en déplorant les nombreuses barrières, entre région d’abord et entre royaumes ensuite.

Les corporations font l’objet de plusieurs attaques. Une première d’abord en 1776 avec l’Edit de Turgot, puis à la Révolution ensuite.

 

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Le XIXe siècle, ou la liberté d’entreprendre avec la transformation de l’esprit de corporation en association

Suite à la disparition des corporations à la Révolution, des tentatives de reconstitution sont effectuées. Sous le Consulat, les huissiers, notaires, avocats et métiers de santé sont reconstitués, tout comme les boulangers et les bouchers.

Toutefois malgré la Restauration, la liberté d’entreprendre se développe, en parallèle de la constitution de droits syndicaux. Sous la Deuxième Empire, on autorise les syndicats patronaux comme salariés et on reconnait le droit de grève. La Troisième République créera les syndicats professionnels en leur donnant une véritable identité juridique.

 

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Sources bibliographiques :

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