Les plaques de rue au XVIIIe siècle

Les plaques de rue au XVIIIe siècle, permirent aux autorités de choisir le nom des voies

 

Des nouvelles plaques en fer blanc avant d’être gravées directement sur la pierre

Jusqu’en 1728, les noms des rues étaient désignés par la tradition. Ils se transmettaient de bouche à oreille, de générations en générations.

Toutefois, au début du XVIIIe siècle, en 1728, il fut décidé que les noms des rues devaient être écrits sur des écriteaux.

Les premières furent en plaque de fer blanc. Toutefois elles ne résistèrent guère au temps et à la pluie. C’est pour cela qu’elles furent ensuite gravées directement dans la pierre, comme on peut le voir encore à quelques endroits de Paris.

 

Le nouveau pouvoir d’écrire le nom des rues : celui de les choisir

Marquer les noms des rues sur des écriteaux permit aussi de les changer. Ainsi, les autorités prirent alors le pouvoir quant à leur choix. C’est ainsi qu’autour de la Comédie française apparurent les rues de Corneille, de Racine, de Molière, de Voltaire…

Cela scandalisa tout d’abord les échevins. Toutefois, ne nous méprenons pas ! Pas du fait que ces bourgeois illustre impliqués dans la gestion de la ville de Paris avaient le droit de choisir le nom. Mais en raison qu’ils étaient jusqu’alors les seuls à avoir le privilège de voir leur patronyme désigner le nom d’une rue.

 

La numérotation : un travail démarré mais bloqué par les grands hôtels particuliers

On profita également de l’occasion pour numéroter les rues. Auparavant, on désignait son adresse par une enseigne ou le nombre de portes cochères en venant d’une autre rue à passer. Toutefois, cette tache ne fut pas aisée non plus. En effet, les grands propriétaires, notamment l’évêque, les fermiers généraux, les conseillers ne voulurent pas voir fleurir des numéros sur les marbres de leurs belles portes.

 

Sources bibliographiques :

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