Le pont du Carrousel

Le pont du Carrousel, héritage de Louis Philippe, passage central de la circulation parisienne du XIXe siècle… avant qu’elle se ne déporte vers l’aval

 

Nous sommes en face du Louvre ! Entre Ier arrondissement, sur la rive droite et le VIe sur la rive gauche.

Pour y accéder, en venant du nord, on doit passer sous les arches du Louvre en venant du Nord et de l’avenue de l’Opéra… en fait par la place du Carrousel, dont le pont tire son nom

 

Le souvenir des carrousels

Les carrousels étaient de grandes démonstrations militaires, donnés principalement au XVIIe siècle. Après la mort accidentelle d’Henri II en face de l’Hôtel des Tournelles, les tournois de chevaliers sont interdis. La mort du roi des suites d’une grave blessure d’une lance rentrée dans l’oeil, marqua durablement les esprits. 

Aussi, on les remplaça par les carrousels. Moins violents, ils étaient également le moment de grande démonstration militaire et royale. Le plus célèbre fut celui de 1662, donné sur l’actuelle place du Carrousel pour célébrer la naissance du Grand Dauphin… et où Louis XIV apparut en soleil. 

 

Un pont construit sous la Monarchie de Juillet

C’est Louis Philippe qui donna l’ordre d’établir un pont à cet endroit en 1831, peu de temps après être monté sur le trône. Il fut réalisé en fonte et en bois et ouvert au public en 1835

Appelé également le pont des Saints Pères, en référence à la rue de la rive gauche qu’il desservait, il était décoré de cercles métalliques. 

Il se trouva progressivement au cœur de la circulation automobile parisienne au cours du Second Empire. En effet, il était situé entre deux gares : Gare Saint Lazare et Gare Montparnasse (et non loin de la Gare d’Orsay). Aussi, on songea à l’élargir mais la guerre 1870 stoppa les projets. 

Il fit l’objet de plusieurs travaux : en 1883, on remplaça poutres et traverses, en en 1906 le bois par le fer. Mais rien n’y fit. Trop étroit ! Trop instable ! Trop bas pour la circulation fluviale ! Il fut détruit en 1935.

 

Le pont actuel en béton armé

Parallèlement à la destruction de l’ancien pont, on construisit un nouveau légèrement en aval. On reprit son organisation en trois arches. Mais le fer fut remplacé par le béton

C’est ce pont qui existe toujours aujourd’hui, plus large, même si la circulation automobile s’est transférée en aval, vers le pont de la Concorde notamment.

 

Les statues de 1845

Le pont est entouré à ses quatre coins de grandes statues féminines. Réalisées par Louis Petitot à la fin de la Monarchie de Juillet, elles représentent des allégories féminines suivantes :

  • sur la rive gauche : la Ville de Paris (en amont) et la Seine (en aval),
  • sur la rive droite : L’Industrie (en amont) et l’Abondance (en aval).

 

 

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