Le théâtre de la Renaissance

Le théâtre de la Renaissance, un tournant entre les mystères et la tragédie qui se matérialise par les farces populaires

 

A partir de la fin du XVIIe siècle, le théâtre évolue. Les mystères, qui étaient jusqu’alors principalement en scène, sont sur le déclin. Les hommes de ce nouveau temps remirent à la mode les comédies romaines d’abord puis tragiques ensuite. En effet, le comique romain Térence fut alors à la mode, si bien que parmi les premiers ouvrages imprimés, figurent ses textes. Il fut alors imité, générant ainsi une nouvelle comédie.

Côté tragique, ce fut Sénèque qui fut mis à l’honneur, lui aussi repris, copié, dérivés par les nouveaux auteurs.

 

Un jeu, des costumes, des décors qui changent fortement

Ce changement de mode de théâtre aboutit également à des modifications du jeu. Ainsi apparurent des troupes de comédiens, qui parcoururent le pays mettant en scène leurs répertoires et remplaçant les confréries locales des mystères.

Le lieu du jeu évolue également. Le décor et la salle de spectacles sont profondément remaniés par le théâtre de la Renaissance.

Sous le règne de François 1er, le théâtre ne met plus en scène des pièces se déroulant au paradis ou à l’enfer. Aussi, il n’est plus nécessaire d’avoir trois scènes. Une seule suffit. De ce fait, le décor se simplifie avec uniquement des tapisseries sur les deux murs des côtés et celui du fond. D’ailleurs, ce décor avait peu d’importance car dés lors que les tapisseries étaient trop chères, elles étaient remplacées par de la simple tenture. Dans certains cas, seuls des objets placés dans la scène pouvaient donner des indications du lieu représenté.

En outre, les costumes étaient plus simples que ceux qui les avaient précédés dans les mystères. En effet, en ces temps de réforme religieuse, l’ostentatoire avait moins de place.

Lorsque le roi se rendait au théâtre, il se plaçait devant la scène.

L’arrivée de la comedia dell’arte et le développement des forces

Sous l’impulsion d’Henri II et de Catherine de Medicis, des troupes venues d’Italie firent entrer en France la Comedia dell’Arte. En s’appuyant sur un canevas préparé, les acteurs improvisaient sur scène leurs rôles.

Toutefois, leur succès entraina des jalousies. Aussi, sous le règne d’Henri III les comédiens français s’allièrent pour les faire expulser par le Parlement de Paris.

 

Les salles parisiennes

Au cours du règne d’Henri III à la fin du XVIe siècle, Paris compte deux salles de spectacles : celle du Petit Bourbon, appartenant à la cour, prêtée aux comédiens italiens.

Cette salle a la forme d’un grand rectangle, 12 mètres de large sur 70 mètres de long. Elle contenait deux rangs de balcons superposés. Des loges séparent des cloisons. De son côté, la scène est un véritable carré et en relation avec les spectacles grâce à un escalier en perron.

La seconde salle est l’Hôtel de Bourgogne. Aménagée en spectacle en 1548, elle est plus petite que la première.  En effet, sa longueur se limite à 35 mètres.

 

Sources bibliographiques :

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