La butte Bergeyre

La butte Bergeyre, îlot calme en hauteur dominant toute la ville de Paris et urbanisé au début du XXe siècle.

 

A proximité du parc des Buttes Chaumont, s’élève une petite colline dominant la ville : la butte Bergeyre.

 

Un quartier en hauteur mais difficile d’accès

Ce qui frappe le visiteur est le calme qui règne sur ces hauteurs. Ici, il est difficile de venir en voiture : une seule rue permet l’accès : la rue Georges Lardennois.

Sinon, le visiteur à pied peut utiliser les deux escaliers existants.

Toutefois, sur les coteaux de la butte, l’habitat reste dense. En effet, des grands immeubles sont construits reposant sur les différents niveaux de l’élévation, partant du bas vers le sommet.

 

Une histoire marquée par les moulins et l’activité minière

A l’extérieur de la ville, la butte Bergeyre était située non loin du gibet de Montfaucon et de sa voirie. De ce fait, l’endroit était peu accueillant et malodorant.

Aussi, seuls quelques moulins dépassaient de la ligne d’horizon au XVIIIe siècle : le grand moulin, la Tour de Chaumont, la Carosse, Vieux, Maquereau et la Folie.

Toutefois, à l’instar des autres collines à proximité, le sous sol fut exploité pour l’extraction de gypse. Ce ne fut qu’autour des années 1780 que les premières galeries furent rebouchées. On ferma également à cette date les fours pour le plâtre. A cette date, on ferma également les moulins car le sol était devenu trop instable.

A cette date, la colline était désignée également par Buttes Chaumont, comme ses voisines.

 

 

La construction de la butte

L’urbanisation du lieu démarra à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, sous l’impulsion d’Emile Blin, maire du XVIIIe arrondissement. En effet, il y lança son historiama destiné à présenter ses œuvres en diorama. En jouant avec des dispositifs lumineux, proche du daguerréotype, il voulut représenter les grandes heures de l’Histoire.

A cette date, la fondation de Rothschild est installée autour de 1900. Dans les années qui suivirent, un parc d’attraction fut également ouvert : les folies buttes. Ce lieu d’attraction attira également d’autres restaurants et bars.

En 1918, un stade est construit sur la butte : le stade Bergeyre. C’est d’ailleurs à cette occasion que la butte prend son nom actuel.

En effet le stade fut dédié à un joueur de rugby, mort pendant la première guerre mondiale : Robert Bergeyre. Toutefois, l’édifice fut de courte durée. En effet, le stade dut être détruit en 1926. Les lieux n’étaient pas assez solides pour le soutenir : le rebouchage des galeries n’avait pas été suffisant.

Le terrain fut vendu à Charles Pélissier. Ce fut alors la fin de la construction des lieux avec la réalisation d’un lotissement à la fin des années 1920.

Sources bibliographiques :

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