La Sainte Chapelle entourée d’eau par la crue de 1910

La Sainte Chapelle entourée d’eau par la crue de 1910 : totalement inondée, la cour du Palais est désertée…

 

Depuis le XIVe siècle, la Sainte Chapelle domine le Palais de la Cité, avec ses vitraux grandioses. Lors de la crue de 1910, c’est tout cet ensemble qui se trouva pris par les flots. Il fallut évacuer en urgence le Dépôt. Les séances ensuite furent réduites, faute de juges et d’avocats, mais aussi faute de justiciables.

 

Inondation du souterrain

C’est le Petit Journal du 22 janvier qui annonce tout d’abord les impacts de la crue qui se rapprochent de la Sainte Chapelle

« Dans le passage souterrain communiquant de la Sainte Chapelle au dépôt la couche d’eau atteint environ 70 centimètres. »

 

 « La Sainte Chapelle est cernée »

Le constat du Matin du 27 janvier est sans appel

 

Le Petit Parisien détaille à son tour :

« Autour de la Sainte Chapelle, elle a plus d’un mètre de profondeur. La cour qui se trouve entre ce monument, le tribunal correctionnel et le petit parquet est devenue un véritable lac. Il est impossible d’accéder au petit parquet et à l’escalier de l’assistance judiciaire.

 

Progression de l’inondation

Avec le Petit Parisien du 28 janvier, nous apprenons la poursuite de la montée de ce côté

« Les progrès de l’inondation sont, ici, particulièrement sensibles. L’eau qui, avant-hier, n’avait gagnée  que le fond de la cour de la Sainte Chapelle s’est étendue en large nappe et vient maintenant noyer les marches conduisant au tribunal correctionnel. Elle atteint un niveau de plus en plus haut dans le fossé de la Sainte Chapelle. »

 

L’ambiance près de la Sainte Chapelle

Le 31 janvier, le Petit Parisien décrit une anecdote, dévoilant un peu l’ambiance qui y régnait :

 

« Le tribunal de simple police et le buffet, transformés en citernes boueuses, et la cour de la Sainte Chapelle changée en lac, excitait l’hilarité de chacun et un « titi », près de nous montrant, au fond de la cour, une porte submergée à mi-hauteur, au dessus de laquelle on lit : « Assistance et casier judiciaire » se fit un beau succès en s’écriant à la cantonade :

-Qu’est ce que tu attends pour aller chercher ton casier ? »

 

Sources bibliographiques :

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