Le Boulevard du Temple dans les années 1830

Le Boulevard du Temple dans les années 1830, s’organisa autour des drames romantiques mais qui fut endeuillé par l’attentat de 1835

 

Le nouveau style des spectacles

Nouveau régime, nouveaux mœurs ! En effet, comme la Monarchie de Juillet qui a chassé la Restauration, le drame romantique remplace le mélodrame sur le Boulevard du Temple. Finis les tyrans, chevaliers, brigands… Place aux adultères, homicides, parricides, fratricides… Le boulevard du Crime n’a alors jamais aussi bien porté son nom.

 

Le théâtre du Cirque prit alors le créneau des sujets nationaux. Ainsi, avec la Prise de la Bastille, il occupa pendant le haut de l’affiche pendant de longs mois. Toutefois, en raison de difficultés administratives, la salle du fermer. Elle fut reprise en 1837 par M. Dejean qui connut alors le succès avec la féérie des Pilules du Diable.

De son côté, le théâtre de la Gaieté mit en scène des brebis pour jouer une féerie avec bergers et bergères.

En parallèle, deux petits théâtres tirèrent leurs épingles du jeu : le théâtre de Lazari dirigé par Frénoy et les Funambules mettant en scène des vaudevilles.

A la place de l’Ambigu, on reconstruisit une salle, nouvellement baptisée : les Folies dramatiques.  Elle ouvrit en 1831.

 

Un Boulevard du Temple qui continue à s’embourgeoiser

Dans les années 1830, le boulevard changea lui aussi d’aspect. Les pavés furent remplacés par des dalles et de belles maisons furent construites.

De leurs côtés, les figures de cire avaient disparues. En effet, Curtius avait fermé son établissement et il fut remplacé par un marchand de vin. Les automates de Thévenélin cédèrent la place à un marchand de vin, où les rodeurs des lieux profitaient de trois billards.

 

L’incendie du théâtre de la Gaieté

Au début de l’année 1835, le théâtre de la Gaieté prit feu. En effet, lors de la répétition d’une féérie et du test d’un effet, la salle s’embrasa. Toutefois, grâce à des représentations données pour le théâtre, il put être reconstruit et rouvrit en novembre de la même année.

 

L’attentat et la machine infernale de 1835

Le jour de l’anniversaire de la Monarchie de Juillet, le 28 juillet 1835, une grande foule s’était retrouvée Boulevard du Temple. Le roi y passait en effet en revue la garnison et la garde nationale de Paris, entre la rue de la Paix et la Bastille.

Au niveau du café Turc, sur le Boulevard du Temple, la 7e légion avait pris ses quartiers. Ainsi, l’établissement accueillait le gratin de l’époque.

Entre midi et une heure de l’après-midi, tandis que le roi venait de commencer son passage devant l’établissement, une série d’explosions retentit. Désordonnée, elle était alors composée d’une batterie de tir visant le roi et sa famille. Le duc de Trévise tomba sous le feu, ainsi que le général Lachasse de Vérigny. Plusieurs dames et gardes moururent alors, dans un endroit emporté par le désordre. Les chevaux se cabraient, la foule fuyait.

Le roi sortit indemne et continua sa revue. Et le jardin Turc devint alors un hôpital de circonstance.

Les coups de feu étaient partis du numéro 50 du Boulevard du Temple. Là les assaillants avaient installés une machine infernale montée sur 4 pieds en bois et sur laquelle 80 canons de fusils avaient été posés.

 

Sources bibliographiques :

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