Les carrières d’Amérique

Les carrières d’Amérique furent exploitées tout au long du XIXe siècle, sous l’actuel quartier de la Mouzaïa.

 

Le quartier de la Mouzaïa est aujourd’hui célèbre pour ses maisons. Toutefois le quartier fut construit au début du XXe siècle. Auparavant, ces hauteurs, appelées aussi Butte Beauregard, avaient une tout autre destination.

 

Des carrières pour exploiter le gypse

Comme les collines avoisinantes, et notamment les Buttes Chaumont, on trouvait à proximité de la surface une grande quantité de gypse. Ces carrières servirent donc à produire du plâtre et de la chaux pour construire Paris.

On trouva à partir des années 1810 des carrières sur cette butte. Appelées par les carrières d’Amérique, elles étaient exploitées par un irlandais, M. Fitz Mérald. 

Un peu plus tard, dans les années 1830, les carrières d’Amérique furent exploitées par la Société plâtrière de Paris, lancée notamment par le banquier Jacques Lafitte.

A cette date, on exploitait les carrières avec des galeries souterraines profondes. Sur ce point, les carrières d’Amérique se distinguaient de leurs voisines. En effet, aux Buttes Chaumont, on extrayait le gypse à ciel ouvert.

 

Une légende qui emmenait loin

Une légende affirma que du plâtre de ces carrières fut envoyé à l’autre bout de l’Océan Atlantique. Il aurait même été utilisé pour construire la Maison Blanche à Washington. Toutefois, cette histoire n’est pas vérifiée. En réalité, le nom provint de l’origine de la fortune du premier propriétaire qui exploita ces carrières au début du XIXe siècle

 

La fin des carrières d’Amérique et un quartier malfamé

A la fin des années 1860, les fours à plâtre des Carrières d’Amérique étaient abandonnés. Ils étaient alors habités par une population de « voleurs, de filous, de vagabonds », comme le dit Henry Harrisse en 1869. On dira à cette époque que le principal produit des carrières d’Amérique alors était « le repris de justice »

A noter que la dernière carrière fut fermée en 1873

A la place des carrières d’Amérique, on édifia un marché aux chevaux, sans grand succès toutefois.

 

Sources bibliographiques :

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