Les charrons

Les charrons, un métier paisible mais voit son importance se développer progressivement au cours des siècles avec le développement des chariots et des voitures

charrons N de L'Armessin
Habits de charrons au 17e siècle chez N de l’Armessin. Crédit : BNF

Au XIIIe siècle, un métier perdu au sein des charpentiers

Ainsi que tous les ouvriers de bois de Paris, les charrons faisaient partie alors de la corporation des charpentiers.

Aussi, on les retrouve guère dans les règlements des métiers d’alors. Toutefois, l’ordonnance de 1351 atteste de leur présence à Paris : leur production est alors vendue 16 sous pour une roue, 10 sous pour une charrue. 

En effet, c’était aux charrons que revenaient la charge de construire les voitures d’époque. 

Progressivement, le métier se développe et on leur confie une bannière propre lors de la constitution des milices parisiennes par Louis XI en 1467. 

 

Un métier devenu à part entière à l’aube du XVIe siècle

En 1498, tout change. Le prévôt de Paris leur accorde alors des statuts particuliers. Il faut dire que les charrons travaillent pour l’artillerie royale. 

Aussi, tous les ouvriers sont déclarés maître.

Toutefois, l’apprentissage est fixé dorénavant à 4 ans. 50 sous au roi et à la confrérie seront nécessaires pour accéder ensuite à la maîtrise, après avoir accompli son chef d’oeuvre. 

Comme pour de très nombreux métiers parisien, un maître devait se contenter d’un apprenti et d’un atelier. 

Trois jurés vérifiaient la qualité du travail, s’assuraient de la qualité du bois utilisé. Les roues des chariots étaient minutieusement contrôlées avant d’être ferrées. 

 

En 1582, le métier continue sa promotion : il accède au 3e rang 

 

Au XVIIe siècle, un métier puissant contrôlant l’ensemble de la chaîne de production

Progressivement, les charrons sont assimilés aux carrossiers, avec le privilège de construction de voitures de tout genre : carrosses, coches, chariots, litières, brancards, calèches. 

Travaillant avec les selliers, ils jalousaient particulièrement leur territoire face aux tourneurs, bourreliers, tapissiers, menuisiers et loueurs de carrosses. Les maréchaux et les serruriers ne posaient leurs fers que suite à une instruction des charrons qui contrôlaient ainsi l’ensemble de la production. 

A cette époque, le nombre de jurés était passé à 4, devenus progressivement héréditaires. Quatre années d’apprentissage et de compagnonnage étaient devenus nécessaires, ainsi que un montant de 600 livres pour pouvoir prétendre à la maîtrise. 

 

Sources bibliographiques : 

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