Les maréchaux ferrants

Les maréchaux ferrants, fèvres historiques de Paris, furent aussi intermédiaires dans le commerce de chevaux.

 

maréchal ferrant
Maréchal ferrant. Crédit : BNF

Au XIIIe siècle, une profession bien identifiée parmi les fèvres

Sous la juridiction du maréchal royal, les fèvres s’organisaient alors en trois catégories : 

  • les fèvres maréchaux, 
  • les fèvres couteliers
  • les fèvres serruriers. 

Ainsi, les fèvres maréchaux étaient déjà une corporation bien identifiée et organisée en maréchaux, greffiers, heaumiers, vrilliers et grossiers. 

C’est avec l’ordonnance du Jean II en 1351 que cette corporation est divisée pour séparer les maréchaux ferrants des fèvres fabricants les outils. 

 

Au XVe siècle, une profession qui se structure pour une histoire propre

En 1463, les maréchaux ferrants disposent de leurs propres statuts dont il semble qu’ils étaient été plus inspirés par leurs membres que l’autorité publique. 

La maîtrise est fixée à 20 sous (dont la moitié pour le roi et la seconde pour la confrérie et les jurés). Déjà on donna avantage aux fils de maîtres qui étaient exceptés de ce droit, excepté des 5 sous pour la confrérie. 

L’apprentissage est dés lors de 3 ans avec un droit d’entrée de 2 sous pour la confrérie. Un maître était autorisé à embaucher deux apprentis en plus de ses enfants. 

Chez les maréchaux ferrants aussi, chaque maître disposait de son enseigne, enregistrée sur la table de plomb de la chambre du Châtelet.  Lorsqu’un cheval était commencé par un maître, il ne pouvait être confié à autre maître que sur la demande du propriétaire et avec l’autorisation des jurés qui constatait que le fer n’était pas bien forgé. 

 

A cette époque, on privilégiait deux origines de fer : le fer d’Espagne et le fer de Bourgogne. 

 

Louis XI leur donnera une bannière pour eux seuls lors de la constitution des milices de la seconde partie du XVe siècle. 

Comme pour de nombreuses professions liées au métal, les maréchaux ferrants dédiaient leur confrérie à Saint Eloi. 

 

Le XVIIe siècle ou deux réformes profondes

Les statuts sont revus en 1609

  • on précise alors les possibilités de successions des ateliers : un fil de maître doit attendre ses 24 ans pour s’établir. Toutefois, lorsque son père meurt, son fils peut reprendre exceptionnellement à 18 ans. 
  • Un maître se doit de posséder un seul établissement mais il peut établir deux forges. 
  • Aucun commerce avec les ouvriers indépendant n’est autorisé. Un maréchal ferrant ne peut utilisé que le produit de sa propre forge.  

 

Quatre jurés se répartissent dans Paris et ses faubourgs. Pour pouvoir disposer de cette charge, il était nécessaire d’avoir élus maître de confrérie précédemment et avoir été maître d’atelier pendant au moins 12 ans. 

Ils contrôlaient particulièrement la qualité des clous côté production et le comportement des compagnons qui dans ce métier étaient très souvent très turbulents. 

 

En 1673, on supprima le titre de maîtres de confrérie et dont le service fut réuni chez un seul juré. La confrérie fut installée aux Grands Augustins en 1707 puis dans la chapelle de Saint Jacques de l’Hôpital à proximité de Saint Eustache. La fête fut fixée au 1er décembre. 

 

En 1687, on augmenta fortement les droits : 200 livres pour la communauté, 10 livres pour la chapelle, 6 livres pour chacun des 4 jurés, 4 livres pour chaque ancien et 3 pour chaque moderne (dont 12 étaient appelés pour assister au chef d’oeuvre). De leurs côtés, les fils de maître s’acquittait de 6 livres pour la chapelle et 30 sous pour chacun des jurés. 

De leurs côtés, les jurés en prenant leur responsabilité devait donner 50 livres pour la décoration de la chapelle Saint Eloi.

On reprécisa le contenu du chef d’oeuvre : un aspirant à la maîtrise devait forger des fers, les placer sur les quatre pieds d’un cheval et réparer deux pieds d’un autre. 

 

Les maréchaux ferrants étaient aussi autorisés à panser les chevaux et à servir d’intermédiaires dans leur achat. 

 

Sources bibliographiques : 

 

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