La rotonde du Parc Monceau

La rotonde du Parc Monceau : bâtiment construit par Claude Ledoux et offrant une magnifique vue sur la plaine

 

Tout comme le fameux bassin entouré de colonnes, la rotonde du Parc Monceau est un des symboles des lieux.

Grâce aux rues dessinées dans la seconde moitié du XIXe siècle, elle est visible de loin. Ainsi, grâce à la rue de Prony, on peut la distinguer dés la place du Maréchal Juin.

Curieuse histoire que celle de cette rotonde ! Elle est bien sûr liée à celle du jardin, mais aussi d’une barrière : le mur des fermiers généraux.

C’est d’ailleurs à l’architecte Claude Nicolas Ledoux que nous l’a devons. Elle correspond d’ailleurs à un des six vestiges qu’il nous reste de cette architecture des années 1780.

 

La barrière de la rotonde de Chartres

Cette barrière est construite en 1787. Il s’agit alors de construire le mur des fermiers généraux sur cette partie, entre l’Etoile et la barrière de Clichy (actuelle place de Clichy). Après la destruction de l’enceinte au XIXe siècle, on conserva l’axe pour établir les boulevards actuels.

Dans la plupart des cas, les bâtiments des barrières de Ledoux étaient destinés à héberger les agents des impôts prélevant les taxes sur les marchandises entrant dans Paris.

Seulement, celle de la rotonde de Chartres était un peu différente. On ne pouvait la traverser. En effet, elle se situait en lisière du jardin du duc de Chartres, un prince du sang, cousin de Louis XVI. Il fallut même l’amputer pour construire le mur. De ce fait, ce jardin, ancêtre du Parc Monceau, encore à la campagne, se retrouva pris par la ville.

 

Un « bureau d’observation de la plaine »

A quoi pouvait bien servir cette barrière ?

Ce pavillon est d’abord constitué de seize colonnes. A l’origine, les gardes étaient installés au rez-de-chaussée et au premier étage. On avait laissé la possibilité au duc de pouvoir monter sur la terrasse pour observer la plaine.

 

Une rotonde conservée lors de la destruction du mur des fermiers généraux

En 1860, Paris annexe les territoires des communes aux alentours, à l’intérieur de l’enceinte de Thiers. Le mur des fermiers généraux ne sert plus à rien et est vite détruit. Toutes les barrières sont détruites. Quelques vestiges sont conservés. La rotonde de Chartres en fait partie. En effet, elle servit pour l’organisation du Parc Monceau.

Elle devient alors la rotonde du Parc Monceau !

Dés lors, on la transforma en habitation pour les gardes chefs du parc. Pour cela, on restaura son extérieur, tout en changeant tout à l’intérieur.

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