Les moulins des Debray

Les moulins des Debray : derniers meuniers cabaretiers de Montmartre qui organisaient là haut des grands bals

 

A la fin du XIXe siècle, les Debray étaient les propriétaires des trois derniers moulins de la Butte Montmartre, dont notamment le Blute Fin, le Moulin de la Galette !

Grâce à Charles Sellier, partons à la découverte de leur histoire !

 

Des meuniers éleveurs pour commencer

Au début du XIXe siècle, les Debray proposaient simplement du lait et des petits pains de seigles aux promeneurs qui passaient devant leurs moulins. « Meuniers et cultivateurs », ils avaient une trentaine de vaches et des petits lopins de terre, sur la butte et près de la barrière de Clichy.

 

Le siège de 1814

Lors du siège de 1814, les Debray payèrent un lourd tribu à la défense de la ville. A cette époque, on avait placé sur les hauteurs de Montmartre neufs canons. Un fils Debray s’en servit tout seul. Il voulait en effet venger ses trois frères qui avaient péri un peu plus tôt à la Villette. Après un ordre erroné, les canonniers s’étaient retrouvés piégés par les prussiens, pensant y trouver des soldats de Napoléon.

Alors, voyant passé devant son moulin une colonne russe, le fils Debray tira sur elle, avec quelques soldats. La réponse ne se fit pas attendre. Les russes se précipitèrent sur eux. Ils le tuèrent et ils découpèrent son corps pour le placer sur les quatre ailes du moulin.

 

Un professeur de danse

En 1833, ils font évoluer leurs installations des moulins. Fini le lait et pain de seigle ! Dorénavant, ils proposaient pâtisseries et le petit bleu (du vin).

Le petit père Debray comme on appelait le propriétaire était un amateur de danse. Ainsi, là, il apprenait à danser aux jeunes gens. Progressivement, il se dit qu’il pouvait se lancer à créer sa propre académie.

 

Le bal du moulin de la Galette

Ainsi, il fonda le bal public du moulin de la Galette. Le succès fut alors au rendez-vous. Pendant plus de vingt ans, il permit de faire vivre ce fameux moulin, ainsi que son voisin, le Blute Fin, sans même qu’ils se donnent du mal pour moudre le grain.

 

Sources bibliographiques :

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