Les cartiers

Les cartiers se développèrent suite à l’arrivée des cartes à jouer venues d’Italie, remplaçant le jeu de dés.

 

Le déclin du jeu de dés et le développement des cartes à jouer

C’est au cours du XIVe siècle que les jeux de cartes apparurent en France. Venues d’Italie, elles remplacèrent progressivement les dés, qui étaient jusqu’alors le grand jeu important. 

Ces cartes étaient tout d’abord peintes à la main. Ensuite, elles furent réalisées en gravure sur bois. Contrairement aux dés, elles permettaient de faire jouer plusieurs personnes en même temps. 

Aussi, en même temps qu’on retira des maîtrises les déciers au XVIe siècle, on organisa à cette même date les cartiers. Ce fut en 1594 que les statuts des faiseurs de cartes et de tarots furent enregistrés. 

 

Les cartiers maîtrisaient un art très cadré

Pour faire des cartes, les cartiers utilisaient du papier spécial qu’ils collaient, pressaient, piquaient… Ils imprimaient leurs cartes, en noir ou en couleur. 

Les statuts de 1594 précisent bien la nécessité de papier cartiers pour la bonne réalisation de cartes fines. Les bords et les angles faisaient l’objet de soins infinis pour être polis.

Pour exercer, les cartiers devaient avoir réalisé un apprentissage de quatre années, réaliser leur chef d’oeuvre de 6 douzaines de cartes… et s’être acquitté d’un droit de maîtrise de 40 sols pour chacun des 2 jurés tout en disposant de sa propre boutique ouverte sur la rue. 

 

Les femmes pouvaient exercer chez leur père sans avoir à réaliser leur apprentissage. Elles pouvaient obtenir la maîtrise pour leur mari. De leurs côtés, les veuves pouvaient continuer à tenir la boutique et instruire les apprentis. 

 

En 1613, la confirmation des statuts par Louis XIII s’accompagna de quelques rajouts. Alors, la marque de chaque cartier devait être apposée sur le valet de trèfle de chaque jeu. 

La taille des cartes fut alors étalonnée et contrôlée par les jurés. 

En 1648, les cartiers fondèrent leur confrérie. 

 

Un impôt difficile à percevoir ? On réorganisa la profession

Du coté de l’impôt c’étaient les jurés qui étaient chargés de leur collecte. Toutefois, les cartes pouvaient être cachées facilement. Aussi, en 1655, on imposa aux cartiers de réaliser leurs cartes dans des endroits désignés. Seuls à ces endroits pouvaient se trouver outils, moules, cadres et presses… bref le nécessaire pour fabriquer cartes à jouer. 

A compter de cette date, l’impôt fut prélevé sur chaque nouveau jeu réalisé. 

 

L’union des offices des jurés de la fin du XVIIIe siècle coûta aux cartiers 6 000 livres. 

 

Sources bibliographiques

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