L’été pluvieux de 1879

L’été pluvieux de 1879 fut marqué par des longues dépressions limitant les chances de montée des températures

 

1879 a connu un très mauvais été. Un été pourri même dirions-nous.

Cette année-là, il plut beaucoup dans la partie nord de la France, comme dans de nombreux pays européen.

Certes le baromètre n’était pas trop bas, mais les averses continuaient sans s’arrêter. Comme on peut s’en douter, cela a eu de grandes conséquences sur les températures qui ne décollaient pas. Revue de presse de cet été pluvieux de 1879

 

Une pluie qui ne cesse pas

L’été 1879 est particulièrement pluvieux. La France est plongée dans des dépressions qui ne s’arrêtent pas.

Ainsi que le rapporte le Figaro du 6 juillet 1879, « les pluies continuent et s’étendent jusqu’en Russie. En France, le ciel est partout nuageux ou pluvieux ; il est probable que les mauvais temps vont continuer. »

Le Petit Journal du 7 juillet 1879 compare la température de ce début juillet comme « celle ordinaire au mois d’avril ». Il a fait en effet 21°C au maximal de la journée le 6 juillet.

 

L’inquiétude sur les récoltes

Ce mauvais temps continu eut évidemment des conséquences sur les récoltes cette année-là. Ainsi relatant les nouvelles de Paris, l’Avenir de la Mayenne écrit le 6 juillet 1879 : « La température n’a pas été très favorables aux récoltes en terre ; s’il y a eu des jours très chauds, il y en a de pluvieux et de relativement froid. On craint que dans la région de Paris, l’épiage ne soit fait dans des conditions défavorables. »

A cette date, comme le signale le Figaro, le gouvernement évaluait à « 500 ou 600 millions les sommes qui devraient être dépensées par la France pour achats de grains à l’étranger ». Le journaliste conclue en rappelant que le pays avait connu des famines cent ans auparavant.

 

L’impact sur le commerce à Paris

Lorsque la pluie est au rendez-vous, de nombreux commerces profitant habituellement des chaleurs de l’été souffrent. Ainsi, dans son édition du 12 juillet, le journal XIXe siècle, explique « La température fait toujours du tort aux marchands de nouveautés pour dames. » Il explique que les « affaires sont calmes » en draperie. Toutefois, la situation est au contraire plus facile pour la mercerie et le commerce du vin.

En outre, « le mouvement  dans les hôtels et les garnis a sensiblement diminué ».

Par ailleurs, « parmi les entreprises qui souffrent le plus en ce moment de la température extraordinaires de l’été 1879 se trouve celle des bains froids établis dans la Seine » écrit le Petit Journal, le 15 juillet. Il faut dire également qu’en plus du froid, la Seine connut cette année-là aussi une petite crue, conséquence des nombreuses pluies.

 

Sources bibliographiques :

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