L’exposition universelle de 1855

L’exposition universelle de 1855, quand Napoléon III voulut présenter au monde les merveilles de l’Industrie et des beaux arts français.

 

La première exposition universelle se déroula … à Londres en 1851, en appelant toutes les nations à venir présenter leurs prouesses, leurs cultures.

La France de Napoléon III souhaita s’inscrire à la suite de cette initiative, afin de mettre en avant son industrie et son installation dans la logique de progrès qui caractérise tant le XIXe siècle.

 

La revendication des français comme les pères des expositions de l’Industrie

Dans la célébration du progrès social et humain, les révolutionnaires avaient instituée des fêtes de la liberté. En 1798, pour la première fois, on rajouta à cette célébration une exposition de beaux arts et des arts mécaniques et industriels sur le Champs de Mars. Au départ, cette exposition fit principalement appels à des industriels parisiens pour exposer leurs produits. Progressivement, l’initiative fut répétée en augmentant le nombre d’exposants, en les faisant venir de toute la France : 1801, 1802, 1803, 1806, 1819, 1823, 1827, 1834, 1839, 1844, 1849.

C’est cette histoire que veulent rappeler les organisateurs en lançant l’exposition universelle de 1855

 

L’ambition : faire converger le monde vers une approche de progrès dans la paix

L’idéal de progrès humain ressortant de la Révolution est transformé sous le second empire dans le progrès de l’Industrie : la France est alors en pleine Révolution Industrielle. Toutefois, chose curieuse alors que le pays est en pleine guerre de Crimée, il revendique la paix et appelle le monde à célébrer la grandeur des peuples autour des réalisations industrielles.

C’est donc un Paris moderne que Napoléon III veut montrer au monde, avec ses nouvelles ouvertures (la place de l’Hôtel de Ville a remplacé l’ancienne place de Grève, la rue de Rivoli qui permet de relier la Concorde à l’Hôtel de Ville), son nouveau bois (le Bois de Boulogne planté si vite…). Il veut aussi montrer une ville qui grandit dans la foi chrétienne (avec ses nombreuses nouvelles églises : Sainte Clotilde, la Madeleine, Notre Dame de Lorette, et le Panthéon redevenu Sainte Geneviève).

 

Une  exposition autour de monuments construits pour l’occasion

L’exposition industrielle, sur près de 124 000 mètres carrés est installée sur les Champs Elysées. Pour l’occasion, on construisit un grand monument : le Palais de l’industrie, accompagné d’une rotonde, dite du Panorama, et d’une grande annexe longeant la Seine.

Ce Palais, en forme de vaste rectangle était le lieu d’exposition principale. Le bâtiment survécu à l’exposition et fut conservé jusqu’en 1896

 

Contrairement à Londres mais dans l’esprit des expositions parisiennes précédentes, on rajouta une exposition des beaux arts. Au départ, elle devait se tenir au Louvre. Toutefois, les travaux nécessaires ne pouvaient être réalisé et on construisit pour l’occasion un palais des beaux arts, situé au niveau de l’Avenue Montaigne.

 

Sources bibliographiques :

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