Les grainiers

Les grainiers, une profession historique mais reconnue et organisée au XVIIIe siècle, et un modèle de parité.

 

marchande d'herbe d'après Poiisson
Marchande d’herbe, dessin de M. Poisson 1774 – crédit BNF

Des vendeurs de grains parmi les regratiers au Moyen Age 

Cette profession vendait du grain et de la farine pour l’alimentation mais aussi pour l’agriculture (semences, graines potagères), ainsi que des légumes, du foin et de la paille. 

Pendant le haut Moyen Age, ils étaient membre de la corporation plus large des blatiers ou les regratiers de légumes. 

 

La reconnaissance d’une nouvelle profession à l’aube du XVIIIe siècle

En 1595, tout change pour cette profession. Des lettres patentes lui donnent une nouvelle réalité sociale. Dorénavant des statuts déterminent la nouvelle corporation dans Paris et leur donnent le monopôle de la  vente des graines. 

 

Ici, les femmes et les autres peuvent prétendre à la maîtrise et la parité est assurée parmi les jurés : à chaque fois, on élisait deux femmes et deux hommes. 

L’apprentissage fut fixé à 6 ans et le compagnonnage de 2 ans. 

 

En 1678, les statuts sont renouvelés. Il faut dire que la population des grainiers a fortement augmenté dans Paris. 30 maîtres étaient établies en 1595 et on vient d’atteindre les 400. 

Aussi, il convient de préciser différentes modalités : 

  • la surveillance des jurés est élargie également aux faubourgs privilégiés. 
  • précision de garanties dans l’approvisionnement en grain à l’extérieur de Paris. 

 

La profession n’échappe à la forte augmentation des taxes de la fin du XVIIIe siècle avec l’établissement de l’office de juré pour 8 000 livres (dont bien évidemment la répercussion se fit sentir chez les maîtres, les compagnons et les apprentis). 

A cette époque de nombreux contrôleurs furent aussi précisés : les auditeurs examinateurs de comptes, les contrôleurs visiteurs de poids.

 

La profession était installée rue de la Cordonnerie et avait dédiée à sa confrérie à Saint Nicolas et Saint Antoine dans une chapelle dans l’église des Petits Augustins. 

 

Sources bibliographiques : 

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