Les paveurs

Les paveurs, des maçons qui s’émancipent à la Renaissance, se spécialisent dans l’entretien des rues de Paris

 

Les paveurs au Moyen Age, une spécialité des maçons

Métier probablement présent à Paris depuis de très nombreux siècles, il faisait partie dans le haut Moyen Age des maçons. 

Parmi ceux-ci, on comptait en 1397 quinze jurés de maçonnerie qualifiés paveurs. 

En effet le juré paveur était un office au même titre que le charpentier royal et le maître maçon du roi. 

 

La création de la profession au XVIe siècle

En 1502, les autorités donnent des statuts pour cette profession qui se regroupe dans une nouvelle corporation. 

A cette date, tous les ouvriers sont reconnus comme maîtres sans payer de droit.

Toutefois, dorénavant trois ans d’apprentissage pour prétendre à la maîtrise sont décrétés. Le chef d’oeuvre consiste ensuite au pavage d’une partie pointue. Le droit à la maîtrise est fixé à 40 sous (avec une importante réduction à 10 sous pour les fils de maîtres). 

On décida également qu’un ouvrier étranger à Paris devait s’acquitter de 5 sous pour pouvoir y rester. 

4 jurés étaient élus pour contrôler la profession.

 

Les pavés en forme de “carreaux” devaient être bien parés des quatre côtés et étaient examinés par les jurés lors de leur entrée dans la ville.

La toise de pavé de rue s’élevait à 4 sous pour la pose et le sable. Les paveurs se devaient de réaliser une surface parfaitement nivelée, sans aucun relief et respectant une pente réglementaire pour permettre l’écoulement des eaux. 

L’eau s’écoulait au milieu de la rue avec 1,2 mètres de chaque côté. 

 

En 1582, les paveurs sont cités au 4e rang des métiers de Paris. 

Malgré la création de la profession au XVIe siècle, les bourgeois de Paris étaient responsables de l’entretien du pavé des rues devant leurs maisons et pouvaient appeler pour faire ces travaux maîtres et compagnons.

 

La profession ne sera que très peu concernée par l’explosion des taxes de la fin du XVIIe et du XVIIIe siècle. On ne revut qu’en 1776 le prix de la maîtrise pour l’établir à 300 livres. 

 

La confrérie des paveur était dédiée à Saint Roch et Saint Sébastien et était installée dans l’église de Sainte Geneviève des ardents.  

 

Sources bibliographiques : 

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