L’immeuble Les Chardons de la rue Eugène Manuel

L’immeuble Les Chardons de la rue Eugène Manuel : superbe façade Art nouveau au décor qui pique en céramique.

Tout près du Trocadéro, au détour d’une rue, se cache un des plus beaux immeubles du style art nouveau du quartier. Bien évidemment, il vaut à lui seul le détour… surtout pour les amateurs d’architecture, et notamment pour ceux de l’Art nouveau !

Il est à l’angle de la rue Eugène Manuel (au numéro 2 plus précisément) et de la rue Claude Chahu.

Signé par l’architecte Charles Klein, il dispose d’un magnifique décor en céramique d’Emile Muller. Les deux artistes sont si importants et liés pour cet édifice, que tous deux l’ont signé.

Découvrons cette histoire !

Un immeuble primé par le concours des façades de Paris

Avec cet immeuble de rapport réalisé en 1903, Charles Klein devient la même année lauréat du concours des façades de la ville de Paris. C’est alors un grand honneur. En effet, l’architecte se place dans le club très fermé des Hector Guimard et autres Jules Lavirotte… Des grands noms de l’art nouveau parisien.

Comme le signale le blog spécialisé, larnouveau.com, l’édifice s’appuie sur une structure en béton armé, selon le système Hennebique. En effet, Hennebique avait réussi en 1899 à construire une maison de la sorte. La même année que Klein, les frères Perret faisaient le même usage, dans la rue Benjamin Franklin, non loin.

Frappant de constater qu’il s’agit de l’unique œuvre de cet architecte à Paris, ancien élève de l’Ecole des Beaux Arts et qui avait travaillé dans l’atelier de Julien Guadet.

Les céramiques d’Emile Muller pour figurer les chardons

Installée dans sa manufacture d’Ivry Port, l’entreprise d’Emile Muller fut une des plus importantes dans la fabrication de céramique en grès.  Aussi, toute la façade se retrouve recouverte de cette matière, en mettant en avant le jaune et le vert.

Ainsi, Emile Muller réalise le décor en reprenant le thème des chardons tel que le peintre Eugène Grasset l’avait imaginé.

Cette ambiance végétale se trouve sur les motifs sur les murs mais aussi dans l’encadrement de la porte.

Les ferronneries de Dondelinger

Pour parfaire le décor de l’immeuble Les Chardons de la rue Eugène Manuel, Charles Klein fit appel à Dondelinger pour réaliser les différentes ferronneries. On les retrouve sur les grilles de la porte d’entrée bien sûr, mais aussi pour les rambardes des fenêtres et les balcons.

Ici encore, le végétal a toute sa noblesse.

On retrouve également les ouvrages de Dondelinger dans d’autres immeubles de l’époque : c’est notamment le cas de l’Hôtel Monttessuy de Jules Lavirotte, situé rue Sédillot dans le 7e arrondissement.

Sources bibliographiques :

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