Les origines de la butte des Moulins

Les origines de la butte des Moulins : édifiée pour défendre Paris, sous François 1er, face à Charles Quint.

 

En 1536, éclate une nouvelle guerre entre François 1er et Charles Quint. En effet, la mort du duc de Milan, François II Sforza meurt en octobre 1535. Il est le dernier de sa famille. S’ouvre alors une querelle de succession. D’un côté, le roi de France reprend une vieille prétention royale sur ce duché. D’un autre, Charles Quint voulait y placer son fils. S’ensuit une guerre.

Aussi, François 1er, le premier, lance les hostilités en envahissant la Savoie pour s’approcher de Milan. C’est ainsi 40 000 français qui prennent Turin, sans toutefois atteindre l’objectif final.

Mais de son côté, Charles Quint envahit la Provence et va menacer Aix en Provence et Marseille. En outre, une troupe, venue d’Artois au nord de la France, se rend en Picardie. La bataille fait rage à Péronne.

 

La menace sur Paris

Aussi, Paris est menacée. Il faut donc organisée sa défense. C’est là, une nouvelle étape dans l’histoire de la butte Saint Roch que nous vous présentons ici.

A l’époque, Paris était déjà bien protégée par le mur d’enceinte de Charles V. Bâtie au XIVe siècle, cette muraille entourait la ville, avec au devant un fossé bien profond. Les portes étaient bien protégées. Cette protection avait évité la prise de Paris par Jeanne d’Arc au XVe siècle, au pied de la butte Saint Roch, devant la porte Saint Honoré.

Le projet de 1536 était de doubler cette défense en creusant des fossés et établissant des fortifications. A la manœuvre, le cardinal du Bellay, évêque de Paris et gouverneur de l’Île de France.

 

Une force de travail constituée de prisonniers

Les travaux menés en urgence – on était sous la pression de l’avancée des armées impériales venues d’Artois – nécessitèrent rapidement de la main d’œuvre. Aussi, on mit à la besogne des rebelles et des vagabonds pour creuser… Un grand nombre d’entre eux avaient été pris en Champagne, du côté de Troyes. Ces rebelles se retrouvèrent employés à nettoyer le fossé devant la porte Saint Honoré. C’est donc 20 000 prisonniers qui travaillèrent très vite.

Evidemment, cela généra une très grande quantité de déblais. On en profita pour constituer de véritables terres – pleins. Une partie fut utilisée pour augmenter la butte Saint Roch et la seconde pour constituer juste à côté une seconde : la butte des Moulins.

A noter que par la suite, la séparation entre la butte Saint Roch et celle des Moulins s’estompa… de ce fait, pour de nombreux historiens, les deux étaient confondues.

 

Sources bibliographiques :

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