Le transport fluvial du vin

Le transport fluvial du vin, bourguignon, descendant tout au long de la Seine, pour être déchargé à Bercy…

 

A l’origine, le vin était amené à Paris par la Seine. Il fallut en effet attendre la fin du XVIe siècle pour que le monopole du transport fluvial du vin soit supprimé. Les marchands privilégièrent alors la route pour les meilleurs crus.

Toutefois, nombres de parisiens s’accommodaient de vin de petite qualité. C’est celui-ci en tonnage plus important qui descendait le long des rivières pour rejoindre Paris.

 

Ce vin transporté sur le fleuve venait en majorité de Bourgogne. Au milieu du XIXe siècle, on dénombra près de 200 000 hectolitres de vins qui arrivèrent dans les ports parisiens en provenance de cette région (soit 2/3 de l’ensemble des arrivées par la Seine).

 

Des mariniers qui transportaient du vin sur la Seine et qui s’en servaient bien

Pour chaque voyage, un marinier recevait en retour un tonneau de vin. Il l’utilisait pour ses différentes courses. En effet, c’était en bouteilles qu’ils payaient nourriture (pain, viande, poisson) sur son trajet.

On disait qu’il pouvait boire entre 5 et 6 litres de vin chaque jour et passait son temps à transporter leur précieux breuvage.

 

Le déchargement du vin à Bercy

Au XIXe siècle, le vin était débarqué au port de Bercy : 

Le quai, sans parapet était contiguë de la chaussée : des bornes séparaient ainsi bateaux et charrettes. En effet, dés que les débitants de vin avaient acheté leur marchandise, celle-ci était déchargée du bateau pour être portées sur ces charrettes et emportées vers leur maison.

Chacune de ces maisons disposait de sa propre porte charretière derrière laquelle se déroulait une longue rue avec de chaque côté des bâtiments.

 

Sur le port de Bercy, c’était tout une odeur de vin qui vous prenait le nez. En effet, à chaque arrivage, les débitants  faisaient un trou dans les tonneaux, se servaient dans leur tasse d’argent et goûtaient.

 

En 1860, selon les registres de la Chambre de Commerce, les détaillants, qui vivaient du transport fluvial du vin, faisaient plus de 200 millions d’affaires.

 

Sources bibliographiques

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