La barrière de Belleville

La barrière de Belleville était le premier lieu de fête et de réjouissances populaires des parisiens du XIXe siècle

 

A la barrière de Belleville, se retrouvent un grand mélange d’ouvriers de Paris venus pour se détendre et s’amuser. Elle était désignée également sous le nom de Courtille.

Ce n’est pas la beauté des lieux qui attiraient ces ouvriers, mais sa proximité avec le quartier du faubourg du Temple.

 

Les guinguettes pour les ouvriers du nord parisien

Là, se tenaient des guinguettes, les unes plus célèbres que les autres dans la première moitié du XIXe siècle : le Grand Vainqueur, la Fontaine de Ricey, les Barreaux verts.

Le vin coulait à flot. Les convives dansaient. Il faut dire que la boisson n’était pas chère : 20 centimes le litre de vin au Petit Ramponeau.

Tous dansaient. Les mères rappelaient à leurs filles leur habileté d’antan. Les hommes portaient la casquette et les femmes se couvraient la tête avec un mouchoir.

 

Les bals payants pour les habitants de Belleville

Sur le boulevard, des bals payants étaient donnés. On y trouvait des femmes simples. Toutefois, les ouvriers des guinguettes étaient peu présents. Pour y entrer, il fallait s’acquitter de 50 centimes.

Ils attiraient principalement les habitants des environs et de Belleville en particulier. Ils dansaient ou profitaient des balançoires russes, des jeux de bagues, des tirs au pistolet.

 

Desnoyers était l’institution de la barrière de Belleville

Desnoyers était un vaste restaurant situé à la Courtille. Il accueillait une grande diversité d’hôtes. On pouvait en effet y voir un ivrogne à proximité d’hommes chantant sa défaite, des hommes en galante compagnie…

Lorsque l’archet des violons se met en action, tout le monde se lève. Les hommes retrouvent leurs cavalières et on danse. C’est alors aussi le moment de se donner des rendez-vous et faire connaissance avec de nouveaux amants.

La soirée se finit souvent, affalé sur une table en train de dormir

 

La descente de la Courtille partait de la barrière de Belleville

Le matin du mercredi des cendres, une grande foule se regroupe à la Courtille, au niveau de la barrière de Belleville. Là, tous les fêtards de la nuit de mardi gras qui avaient profité des nombreux bals du lieu retrouvent de nombres masques venus de différents endroits de Paris.

Des hommes et femmes masqués viennent alors de partout. Ils parcouraient la rue de Belleville, mal habillés, sales. Chacun hurlait, s’invectivait, invitant l’autre à boire davantage. Là se trouvait une foule diverse : menuisiers, cordonniers, marchands, commis, étudiants… Les prostitués étaient aussi de la partie.

La foule se mettait en marche vers la place du Château d’eau, qui deviendra plus tard, la place de la République.

En savoir plus sur la descente de la Courtille

Le petit Bacchus revisitait l’histoire de France sur son mur.

Cette guinguette avait un petit salon très célèbre. Sur les murs, s’étalaient les têtes caricaturées des hommes du moment.

A chaque fois, l’auteur avait écrit une description en dessous. Ainsi, pour la caricature de Jean Bart fumant sa pipe sous le nez de Jeanne d’Arc : « Milord, un baril de poudre vous fait-il peur ? » Sur ces lieux, on contait l’histoire de la sauveuse de Charles VII : « Elle sauva la France, et la France ne put la sauver », « Orléans vit sa gloire et Rouen son supplice ».

Plus loin, on voyait représentés Bélisaire, Léonidas, Montaigne, Confucius, Carnot… Sully, Henri IV, Guillaume Tell étaient représentés ensemble, ainsi que le général Desaix, Voltaire et Louis XVIII. Napoléon était renversé.

 

Sources bibliographiques :

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