Charles Fegdal

Charles Fegdal, un parisien de Paris : critique d’art attaché à la défense du patrimoine ancien de sa ville !

 

En suivant l’initiative du blog de Paris Libris, nous nous attardons en quelques lignes sur un parisien de Paris… Charles Fegdal (1880 – 1944). A n’en point douter, il continuera à nous accompagner !

 

Un conteur à plusieurs titres

Deux années après sa mort, en 1946, la publication d’un livre qui lui est dédié par un de ses amis, Paul Sentenac, nous donne l’occasion de retrouver une rapide retour sur cet auteur atypique.

« A l’exemple de Guillaume Apollinaire, qu’il admirait, Fegdal se délectait à découvrir les beautés les plus inattendues de la capitale en flânant au long de ses rues » pouvait-on lire dans l’Aube du 26 janvier 1946.

« Fegdal, parisien de Paris, pour mieux défendre les merveilles architecturales de sa petite patrie contre la pioche des démolisseurs, se plut à chanter les légendes qui s’attachent aux enseignes, aux vieilles ruelles, aux fontaines ornées parfois de tritons et de nymphes, aux demeures illustres, aux auberges. Et le poète s’émouvait en invoquant la figure truculente et forte de l’auteur de l’Alcools, en contant l’existence feutrée d’Odilon Redon et celle des maitres de l’impressionnisme ».

Ainsi, comme nous pouvons le lire, Fegdal c’était à la fois un passionné des vieilles histoires mais un témoin de certaines figures artistiques fortes de son temps.

Ainsi que le met en avant le Blog de Paris Libris, Fegdal s’attarda aussi sur un autre auteur largement influencé par le romantisme inhérent au XIXe siècle : Gerard de Nerval.

 

« Dans notre vieux Paris »

« Dans notre vieux Paris : figures disparues, promenades parisiennes, Paris d’autrefois… » Tout un programme ! Trois parties pour rythmer un ouvrage !

Ainsi que nous l’écrivions précédemment, Charles Fegdal publia, en 1934, également des récits, histoires et anecdotes alimentant ce Paris disparu, qu’on contait tant depuis le Second Empire. Membre de la Commission du Vieux Paris, Fegdal était particulièrement érudit sur ce plan.

Parmi les figures disparues, Fegdal s’attarde sur un amateur de peinture, un propriétaire de la Tour Saint Jacques, Courbet, Germain Nouveau et Guillaume Apolinaire, présenté comme un historien de Paris.

Ensuite, il nous invite à des promenades, avec entre autres : rendez-vous d’artistes, sur le quai du Louvre, vers un bateau lavoir historique, autour de l’église Saint Gervais, dans le quartier des jouets…

Enfin, pour terminer, il nous fait revivre un Paris d’autrefois : autour de spectacles et de plaisirs, les sports des parisiens, un succès de librairie, mais aussi des anecdotes comme celle du Théâtre de la Cité, une station balnéaire située rue Saint Lazare…

 

 

A noter que cet ouvrage s’inscrit dans une gamme plus large, aux côtés entre autres des publications autour des vieilles enseignes de Paris, choses et gens des Halles, la fleur des curiosités de Paris et des coins curieux de Paris…

 

Un chroniqueur et défenseur du vieux Paris

Il publiait régulièrement des anecdotes et des comptes rendus sur le Vieux Paris qui l’intéressait tant, au sein de chroniques dans le Figaro.

Il lui arrivait de prendre comme prétexte l’annonce de destruction de certains bâtiments pour raconter une histoire associée (comme en mai 1939, avant la démolition d’un pavillon, rue des Francs Bourgeois, qui avait fait parti de l’Hôtel d’O, propriété du marquis d’O, gouverneur de Paris au XVIe siècle).

A d’autres occasions, il faisait des comptes rendus de séances de la commission du Vieux Paris, ou faisant part de cris d’alarme… Le patrimoine avait déjà son héros.

 

Un passionné d’art

Outre ses histoires sur Paris, Charles Fedgal était aussi un critique d’art. On lui doit plusieurs ouvrages traitant de ce sujet, avec ses « Essais critiques sur l’art moderne », son « Atelier d’artistes », ainsi que deux biographies dédiées à Odilon Redon et à Felix Vallotton.

Ainsi, il était particulièrement actif dans l’organisation d’expositions, tout en faisait part de ses critiques et avis pour celles d’importance pour l’art de son temps. 

 

Sources bibliographiques :

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