Les épingliers

Les épingliers,les premiers des artisans étirant le métal, fournissaient la profession des merciers parisiens.

 

Les épingliers au Moyen Age

Les merciers, principaux clients des épingliers, étaient une profession très importante et nombreuse dans le Paris du Moyen Age. Aussi, la consommation d’épingle était si forte, que même avec une production locale, il était nécessaire d’en faire venir de l’extérieur.

Les épingliers se disputaient avec les boutonniers passementiers le monopôle de la fabrication des épingles. En effet, les artisans pouvaient produire aiguilles, dés à coudre… bref tout le nécessaire pour les mercières.

 

Aussi, ces artisans travaillaient directement à partir du métal qu’ils faisaient fondre et affinaient les pointes. Ils pouvaient utiliser fer ou laiton pour proposer crochets, broches, fourchettes, agrafes. Avec la disparition de nos merceries de quartier, nous n’imaginons plus la diversité des épingles utiles pour la couture.

 

Il existait un véritable partage du travail au sein de la corporation. Aussi, les maîtres avaient l’obligation de se céder entre eux des fils de laiton à  25 sous par centime de profit. Ils passaient également commande auprès de compagnons et d’apprentis.

 

Comme pour les autres professions d’artisans parisiens, les maîtres apposaient leurs marques sur leur production… enfin sur le papier enveloppant leurs épingles.

Pour les distinguer des épingles venues de l’extérieur et vendues par les marchands forains, les épingliers parisiens avaient le droit de rajouter à proximité de leur marque les mots suivants : « épingles de la reine« .

 

Les épingliers disposaient de leur propre commerce dans lequel ils pouvaient vendre leur production mais également des épingles produites en dehors de Paris, tout en les distinguant bien étendu.

 

En 1467, les épingliers furent intégrés dans la compagnie des fondeurs, chaudronniers.

Ils tenaient leurs bureaux rue Saint Germain l’Auxerrois et leur confrérie était dédiée à la Nativité de la Vierge Marie.

 

Les épingliers aux XVIIe et XVIIIe siècles

En 1601, les statuts datant du Livre des métiers d’Etienne Boileau sont ajustés. L’apprentissage est fixé à 4 ans avec une redevance de 8 sous pour la confrérie.

Pour devenir maître, l’aspirant devait produire un millier d’épingles chez les jurés. Une fois admis, le nouveau maître s’acquittait de 4 livres auprès de la confrérie. Les fils de maîtres avaient le droit eux à une petite ristourne : 40 sous.

En 1654, on décida de répartir les rôles précisément entre chaînetiers haubergeonniers, tréfiliers, demi centuriers et les épingliers. Aussi, ces derniers durent renoncer aux chaînes et mailles coupées pour se concentrer sur les épingles, les agrafes et les treillis métalliques.

En 1695, la profession des épingliers accueillit les aiguilliers. Toutefois malgré leur arrivée, la profession commença à perdre des maîtres passant progressivement de 200 à 94 en 1766

 

Enfin, en 1776, on les regroupa avec les cloutiers et les ferrailleurs.

 

Sources bibliographiques :

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