L’exposition internationale de 1937

L’exposition internationale de 1937, dernière grande exposition parisienne, au nom du progrès et la modernité

 

Juste après le Front Populaire et dans une ambiance de crise et de montée des tensions en Europe. Voici l’exposition internationale des arts et des techniques appliqués à la vie moderne

 

La modernité, l’ambition ultime d’une exposition

Ici encore, la modernité reste le leitmotiv de la dernière grande exposition parisienne. En effet, 12 ans après l‘exposition de 1925 qui avait marqué son temps et avait affirmé haut l’art déco, il s’agit ici de montrer le ton des réalisations artistiques des années 1930, en insistant sur les domaines modestes dans lesquelles elles pouvaient s’affirmer

L’art et l’industrie doivent produire des objets accessibles au plus grand nombre et c’est l’enjeu de cette exposition. Toutefois, la crise des années 1930 est bien évidemment présente dans l’esprit des organisateurs : l’événement doit proposer un élan qui vise à contrecarrer la morosité économique et lutter contre le chômage. 

 

Une exposition entre le Trocadéro et le Grand Palais

C’est toute une partie de la Seine qui est mobilisée pour cette exposition : du Grand Palais avec les Invalides jusqu’à l’Ile aux Cygnes, au delà du Trocadéro et du Champs de Mars. 

Du côté du Grand Palais, c’est la zone des congrès, sur l’esplanade des Invalides, les attractions, le Trocadéro les pavillons étrangers et l’île aux Cygnes l’exposition coloniale. 

Deux grands palais sont construits pour l’occasion : 

  • le Palais de Chaillot est construit sur les fondations de l’ancien Palais du Trocadéro
  • le Palais de Tokyo pour recevoir les arts modernes. 

A ces deux-ci, il convient de rajouter le pavillon des Travaux Publics qui deviendra plus tard le Palais d’Iéna.

 

L’Allemagne nazie et l’URSS se font face

La colline de Chaillot est dédiée aux nombreux pavillons étrangers qui sont représentés. Au pied de la colline, face à la Tour Eiffel, les pavillons de l’Allemagne et de l’URSS se font face : l’aigle nazi face à l’ouvrier et la kolkozienne russes ! Tout un symbole qui résonne particulièrement dans ces temps marqués par la guerre civile espagnole. 

C’est ainsi plusieurs visions du monde qui s’affronte déjà, sans encore le bruit des armes.

 

Sources bibliographiques

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