Les lampadaires de l’Opéra Garnier

Les lampadaires de l’Opéra Garnier, décors et illuminations, pour la salle de spectacle la plus prestigieuse voulue par Napoléon III

 

Véritable ceinture de lumières, les lampadaires et autres candélabres entourent l’Opéra de Charles Garnier pour l’illuminer à la fois de la lumière visible mais aussi des symboles qu’ils dégagent ! L’Opéra c’est le spectacle qui illumine la nuit parisienne ! Ces lampadaires sont là pour le rappeler.

Voulus par Charles Garnier, lui même, ils éclairaient de leurs éclats les façades majestueuses du nouvel Opéra de Paris, inauguré en 1875, 12 ans après la commande passée par Napoléon III

C’est un total de 64 lampadaires qui constituent cette ceinture de lumière. Mais regardons les de plus près. 64 lampadaires mais des modèles très différents, renvoyant à représentations différentes : simples lampadaires, candélabres complexes, cariatides, colonnes…

 

Découvrons les !

 

Les lampadaires de l’Opéra : ceux qui illuminent la façade !

En haut des marches, des candélabres à 7 lumières

Deux candélabres accueillent le visiteur qui montent les marches pour entrer dans le palais Garnier. 6 globes blancs, 1 lanterne centrale ! Majestueux en bronze. 

Au centre, une harpe rappelle la vocation des lieux. 

 

En bas des marches, deux candélabres en bronze

Un peu plus avancés sur la place, ces deux candélabres, bien plus grands que les deux précédent portent fièrement leur 4 lanternes latérales, surmontées par une centrale. 

 

Les lampadaires de la place

Comme on peut s’attendre, la place doit magnifier également l’Opéra. Pour cela, on place des lampadaires à 3 lanternes. Plus petits que les précédents mais reprenant l’ambiance des colonnes rostrales qu’on découvrira sur les côté du palais Garnier. Aussi, deux figures de proue de bateaux soutiennent les lanternes latérales.

 

Les lampadaires de l’Opéra : ceux qui entourent le Palais Garnier

Reprenons un peu le plan extérieur de l’Opéra Garnier : Au sud, la façade majestueuse donnant sur la place puis l’avenue de l’Opéra, venant du Louvre. Au nord, l’entrée des artistes et l’emplacement de l’administration.

Ainsi, il reste l’est et l’ouest pour les spectateurs plus importants de la société du second Empire pour qui cette salle de spectacle est réalisées : L’ouest fut attribué à l’empereur et l’est pour les abonnés. Il convint donc de soigner ces deux entrées. Les lampadaires, ainsi que d’autres éléments décoratifs, remplirent ce rôle.

 

 

L’étoile du matin et l’étoile du soir : les lampadaires cariatides

22 lampadaires cariatides illuminent l’Opéra Garnier !

Placés sur les balustrades du Palais Garnier, elles reprennent deux formats :

L’étoile du matin

L’étoile du soir

« L’une des statues, du bras gauche, ramène sur son front un voile qui pend par derrière, et du bras droit levé, soutient le lampadaire placé sur sa tête. La jambe droite est croisée devant la jambe gauche ». Charles Garnier « L’autre statue, du bras droit, ramène sur son front qui flotte derrière elle, et du bras gauche, elle soutient le lampadaire placé sur sa tête. Elle est appuyée sur la jambe droite placée un peu en arrière ; la tête est un peu tournée à droite ». Charles Garnier

On les retrouve répartis sur les côtés Est et Ouest de l’Opéra Garnier.

 

Les lampadaires de la rampe de l’empereur !

Sur le côté Ouest de l’Opéra Garnier, se trouve le pavillon de l’Empereur. C’est l’entrée de prestige, l’entrée impériale. On imagine donc que rien n’est trop beau pour l’empereur, qui doit pouvoir entrer directement de l’Opéra dans sa voiture à cheval.

Pour cela, une rampe permet d’accéder à ce pavillon. Et comme on va à l’Opéra le soir, il convient que la rampe soit éclairée les soirs de spectacles. Aussi, Charles Garnier y fait placer 22 lampadaires de structure unique :

  • une base à pied de griffons sur lequel repose les lettres impériales N pour Napoléon III ou E pour Eugénie.
  • une colonne torsadée
  • un luminaire en boule

Les candélabres à l’entrée de la rampe

Avant de s’engager sur la rampe du pavillon d’apparat, le carrosse de l’empereur devait passer dans un des deux candélabres !

Qui dit candélabre, dit plusieurs luminaires. Ici c’est quatre globes qui entourent un luminaire central situé au dessus d’eux. En bronze, ces deux candélabres repose sur un socle massif en pierre.

 

Les colonnes pyramidales pour le pavillon des abonnés

A l’ouest, le pavillon de l’empereur, à l’est celui des abonnés. Ces derniers aussi ont droit à leurs colonnes. Normal ! Ils ont payé. Toutefois, n’étant pas aussi important que l’empereur, ils ont droit à des colonnes plus petites.

4 colonnes pyramidales entourent le pavillon des abonnés. Alliant différents marbres (bleu, blanc…), elles portent deux lanternes chacune, accrochés entre la base et l’obélisque formant la pyramide.

 

Les colonnes rostrales des deux pavillons


8 colonnes rostrales entourent l’Opéra Garnier :

  • 4 du côté du pavillon de l’empereur,
  • 4 du côté du pavillon des abonnés.

S’inspirant des colonnes rostrales construites par les romains pour commémorer les victoires navales antiques, et comme celles de la place de la Concorde construites vingt ans plus tôt, ces lampadaires affichent des figures de proues de bateaux.

Au dessus des 4 proues, ces colonnes portent des lanternes.

 

 

Les colonnes impériales avec leurs aigles magnifiques en avant du pavillon de l’empereur

A l’ouest de l’Opéra, on les voit de loin ces colonnes. On les voit de loin, ces deux aigles, symbole impérial par excellence.

Colonnes affichant le pouvoir royal, mais également lampadaires de l’Opéra car situé dans son enceinte et portant des lanternes.

 

Regardez attentivement : les lanternes latérales de la colonnes sont portées ici aussi par des figures de proue ! Une reprise des colonnes rostrales !


 

Du gaz à l’électricité, une transition bien longue pour les lampadaires de l’Opéra

Alors même que l’électricité pointe le bout de son nez à l’époque, Charles Garnier fait un autre choix pour ses lampadaires : le gaz. C’est ce combustible que l’architecte choisit alors à la fois pour l’éclairage interne de son monument qu’à l’extérieur.

Pour ce qui concerne l’intérieur, ce choix fut rapidement remis en cause. En 1887, on achève son électrification. En effet, le XIXe siècle reste marqué par les incendies des grandes salles de spectacles et notamment celles de l’Opéra. C’est en effet, par les flammes que disparurent notamment les deux premières salles Favart, l’Opéra de la rue Lepelletier… A plusieurs reprise, l’éclairage au gaz fut accuser

 

Pour l’extérieur, c’est une autre histoire. On commence à évoquer le projet d’électrifier les lampadaires en 1937… Mais la guerre et la reconstruction retardèrent le projet. Il fallut attendre 1954 pour que la soixantaine de lampadaires en soient équipés.

 

Sources bibliographiques :

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