Les moulins cabarets de Montmartre

Les moulins cabarets de Montmartre accueillaient les dimanches les ouvriers et parisiens pour faire la fête !

 

Comme le souligne Charles Sellier, les moulins de Montmartre ne devaient pas seulement à leur farine et leur aspect, leur notoriété passée. C’étaient aussi des lieux de cabaret. Retour sur cette belle histoire.

 

Des guinguettes sous les ailes des moulins

En effet, souvent les meuniers étaient aussi des cabaretiers, au moins à leurs heures perdues. Il faut dire qu’ils occupaient des espaces qui s’y prêtaient : à l’extérieur de la ville, dans une ambiance champêtre, sur les hauteurs offrant une jolie vue… Très bien pour les guinguettes.

Quoi de plus agréables lors de belles journées de se promener sur les hauteurs et profiter ensuite d’un pot en joyeuse compagnie ?

Au début du XIXe siècle, les moulins de Montmartre étaient en grande vogue, profitant d’un élan démarré le siècle précédent. Ainsi, les dimanches, ils devenaient des lieux de fêtes attirant les gens du pays. Des ouvriers plâtriers bien sûr, mais aussi des parisiens.

Là, en dehors du mur d’enceinte, on profitait de vins moins chers, tout en dégustant des crêpes.

 

Les derniers moulins

A la moitié du XIXe siècle, ces moulins cabarets avaient fortement réduits. Du temps de Charles Selliers à la fin du siècle, il ne restait plus que 3 cabarets. Mais ces trois moulins étaient des légendes.

A cette époque, la farine ne les faisait plus vivre. C’était la guinguette qui les maintenant à flot. Il s’agissait du Blute fin, le moulin de la Galette et un troisième. Tous appartenaient alors au Debray.

 

Des moulins disparaissant du fait de l’instabilité du sol

Tout d’abord, rappelons que la Butte Montmartre fut au XIXe siècle une période de forte exploitation de gypse. Les galeries creusées permettaient en effet de produire beaucoup de plâtre, mais généraient des fortes instabilités dans le sol. On parlait même de tremblement de terre. Alors nos pauvres moulins ne résistaient pas. Ainsi, en 1827, le moulin de la Lancette fut emportée. Sa plateforme était minée pas une nouvelle exploitation minière.

C’était le cas aussi dans les années 1810 pour le moulin Paradis. A la place, en 1859, on édifia un restaurant panoramique, la Tour de Solferino… Il ne fut que provisoire, emporté à son tour par le siège de 1870 et laissant la place à la basilique du Sacré Cœur.

Comme les gens, les moulins pouvaient déménager. Ainsi, le moulin des Brouillards se rendit à Montrouge

Le moulin Joli fut lui dévasté par un incendie.

 

Sources bibliographiques :

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