Recherches sur l’arc triomphal en ruine en 4908 

Recherches sur l’arc triomphal en ruine en 4908 : l’arc de triomphe est recouvert par trente siècles de terre

 

Dans ‘Les ruines de Paris en 4908’, Alfred Franklin propose un roman d’anticipation. Il évoque une mission d’exploration dans un Paris une ruine.

Découvrons avec lui les résultats des fouilles archéologiques menée par l’explorateur, dont nous reprenons la lettre qu’il envoie à son mandant.

 

Les travaux de déblaiement

Les ordres de l’empereur nous prescrivaient de déblayer, avant tout, l’arc triomphal élevé sur la rive droite de la Seine. Quinze jours suffirent à ce travail et le glorieux monument sortit intact du linceul qui l’enveloppait depuis trente siècles. Il nous fut alors donné d’admirer à loisir ce chef d’œuvre de l’architecture antique, auquel sans nul doute s’adressent ces beaux vers de l’Anthologie française :

‘Lève toi jusqu’aux cieux, porte de la victoire, que le géant de notre gloire puisse passer sans se courber !’ »

 

Tentatives d’explications des noms présents sur le monument

« Toutes les faces du monument sont revêtues de sculptures d’une conservation parfaite. Sous la voûte, haute de vingt mètres, une multitude de noms gravés dans la pierre étaient destinés à conserver le souvenir des principales victoires remportées par les français ; et sur trente boucliers, placés autour de l’attique, on lit les noms de leurs généraux les plus illustres. Nous avons établi cette distinction si importante. Un fragment de Duruy renferme une liste des principaux chefs français, et dans le nombre figurent le duc de Valmy, de Montebello et de Castiglione, dont nous avons retrouvé les trois noms inscrits sur les boucliers.

Mais l’action du temps a rendu la plupart de ces inscriptions illisibles, et nous sommes loin d’avoir réussi à les déchiffrer toutes. Nous ne pouvons donc citer, parmi les batailles, que celles de :

Kellerman,

Lannes,

Augereau,

Ney,

Masséna,

Lafayette,

Kléber,

Dumouriez,

Murat

 

Et nous avons recueilli seulement les noms des généraux :

Valmy,

Montebello,

Castiglione,

Elchingen,

Austerlitz,

Marengo,

Austerlitz

Wagram

Aboukir. »

 

Quelques commentaires sur ces recherches !

Les connaisseurs de l’épopée napoléonienne ont bien sûr remarqué que nos explorateurs ont inversé les batailles et les généraux.

Wagram, Austerlitz, Castiglione sont bien sûr des victoires, alors même que Ney, Masséna, Lafayette faisaient partie des grands officiers de la grande armée.

L’erreur faite par l’explorateur vient du fait qu’au cours du Premier empire, Napoléon attribua à certains de ses maréchaux un titre de noblesse liée à ces grandes victoires. On peut citer ainsi Pierre Augereau élevé en duc de Castiglione.

 

Sources bibliographiques :

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