Les robes de soie teintes

Les robes de soie teintes : teinturerie installée rue de Rivoli, vantant ses mérites pour faire comme du neuf

 

Au 98 de la rue de Rivoli s’était installée une teinturerie : « les robes de soies teintes ». Cependant, si elle nous intéresse, c’est grâce à la trace qu’elle a laissé par ses nombreuses publicités dans la seconde moitié du XIXe siècle.

 

Les mérites du progrès en teinturerie

« Réussite complète ! Les robes de soie teintes à la teinturerie nouvelle, sur le tendeur circulaire, nouveau procédé mécanique, breveté, n’ont aucune des imperfections provenant de la teinturerie ordinaire, et font au porter l’usage des robes neuves, dont elles conservent réellement le brillant, la fraicheur et la fermeté souple. »

Voici la publicité qu’on pouvait lire dans la Gazette de France du 10 octobre 1858 ! L’époque est à la mise en avant du progrès et son avantage dans la vie quotidienne. Aussi, important d’attirer le chaland pour le soin de ses beaux habits.

Ce procédé est aussi une manière d’attirer les mariées en redonnant une nouvelle vie à leur robe : « Avis aux mariées : Une robe blanche, teinte d’abord dans une nuance claire pour une soirée, peut par ce nouveau procédé, être reteinte dans une nuance plus foncée. » Les envois en province étaient aussi possible.

En tout état de cause, la publicité des robes de soies teintes valorisait son « nettoyage irrétrécissant » et pouvant apporter des « nuances riches et durables pour robes et rideaux de laine ».

 

Une publicité qui revenait, toujours la même

Dans une autre publicité du 13 février 1859, la teinturerie cite des avis : « tel est l’avis même des dames qui, jusqu’alors considéraient toutes soieries teintes comme hors de service. » Aussi, son service se voulait vraiment utile. Le magasin n’innovait pas beaucoup dans ses publicités. Il reprenait régulièrement les mêmes encarts qu’il faisait intégrer dans les colonnes des journaux, au fil des mois. L’accroche était connue : il fallait se maintenir dans la tête des consommatrices. A chaque fois, elle insistait sur sa spécialité : « nettoyage perfectionné des meubles et vêtements. »

Les communications se poursuivirent jusqu’en novembre 1872. La teinturerie déménagea à cette date pour aller rue de Rohan, tout près du Louvre.

 

Sources bibliographiques :

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