Les serruriers

Les serruriers, s’étaient séparés des ouvriers du fer, afin de maîtriser et garantir la sécurité des portes.

 

Une profession bien représentée au XIIIe siècle mais avec une éclipse dans la seconde partie du XIVe siècle

Les serruriers disposaient de leurs statuts dans le Livre des Métiers d’Etienne Boileau au XIIIe siècle.

La production était très contrôlée : aucune serrure neuve ne pouvait être vendue sans être munie de toute ses gardes ; aucune clef ne pouvait être faite sans avoir la serrure devant soi.

Comme pour les autres professions, le travail de nuit était interdit afin de garantir la qualité de la production mais aussi pour éviter le travail clandestin. En revanche, les statuts ne prévoyaient pas de limiter le nombre d’apprentis par atelier.

 

En 1297, on comptait 27 serruriers.

Toutefois, entre 1350 et 1390, on semble vouloir les confondre avec les fèvres maréchaux mais ils récupèrent vite leur autonomie.

En effet, à compter de 1391, on déclare les serruriers, communauté distincte, sous l’autorité du maréchal royal. La maîtrise fut fixée à 5 sous puis une redevance annuelle de 7 deniers. Le chef d’oeuvre pour le passage à la maîtrise devait valoir 4 livres.

4 jurés surveillaient le métier.

 

Sous Louis XI, les serruriers constituèrent une seule bannière.

 

Les serruriers au XVIe siècle 

En 1582, les serruriers furent placés au troisième rang. Jusqu’alors dispensés de cette formalité, à compter de 1557, les maîtres durent déposer leurs marques au Châtelet, comme l’ensemble des ouvriers en métaux.

En 1579, les serruriers contestèrent le règlement des taillandiers. Ils obtinrent alors du Parlement de Paris une nouvelle liste précisant la production de ces deux communautés.

Ainsi, ils furent confirmés dans la fabrication des ferrures de portes et des fenêtres de maisons. Ils pouvaient aussi visiter la qualité de ces produits vendus par les merciers et autres marchands de fer.

 

La réforme des serruriers au milieu du XVIIe siècle

En 1650, les statuts furent de nouveau rédigés.

Sous l’autorité d’un syndic et contrôlée par 4 jurés élus, la communauté fonctionna sous les règles suivantes :

  • L’apprentissage fut fixé à 5 ans suivis par 5 année de compagnonnage. Un stage de 8 ans chez un maître des faubourg ou de province était aussi autorisé pour prétendre à la maîtrise.
  • En plus de ses enfants, un maître ne pouvait prendre plus d’un apprenti. Une dérogation, sous le contrôle des jurés, pouvait être accordée pour un proche parent. 
  • Le chef d’oeuvre était constitué de 3 serrures de portes de cabinet, buffet et coffre. Ici à nouveau, les fils de maître avaient un avantage : ils devaient juste montrer leur expertise dans l’art de faire une serrure à trois fermetures. 
  • Les droits de maîtrise étaient de 96 sous par jurés, 20 livres pour la communauté, 10 livres pour la confrérie. Là encore, les fils et gendre de maîtres étaient exemptés de la moitié des deux derniers droits. 

 

Les maîtres parisiens étaient autorisés à exercer dans toutes les villes du royaume. Par ailleurs, les compagnons serruriers étaient interdit de travailler chez d’autres ouvriers possédant une forge car on craignait qu’ils ne fassent de fausse clef. 

 

Chacune année, les 4 jurés se rendaient au moins 5 fois dans les ateliers. Ils intervenaient aussi dans les ateliers du faubourg. 

 

La confrérie était dédiée comme les autres ouvriers du fer à la Saint Eloi. Elle était établie dans l’église Saint Denis de Chartre avant de déménager à Saint Symphorien. 

On comptait 355 serruriers en 1760.Toutefois, les productions de serrureries de Picardie étaient les plus réputées et celles du Forez les plus communes. 

 

Les serruriers, une profession très lourdement taxée au XVIIIe siècle

En 1706, la réunion des offices à la communauté coûta 12 000 livres pour les jurés, 13 200 livres pour les visiteurs des poids et de mesures.

En 1723, on porta la maîtrise à 800 livres.

En 1745 la communauté du payer 24 000 livres pour les offices des inspecteurs des jurés. On donna aussi la maîtrise sans qualification particulière pour la somme de 1 000 livres pendant 10 ans.

 

En 1776, les serruriers formèrent la 37e communauté avec les taillandiers ferblantiers et les maréchaux grossiers

 

Sources bibliographiques : 

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