La statue d’une femme armée trouvée dans les ruines de Paris en 4908

La statue d’une femme armée trouvée dans les ruines de Paris en 4908 : énigme pour des archéologues du futur.

 

Dans le roman d’anticipation, les Ruines de Paris en 4908, Alfred Franklin nous propose un voyage étonnant : avancer dans Paris en ruines, à partir de lettres servant de compte rendu de fouilles.

Au passage, nous nous retrouvons dans les recherches d’explications des découvertes surprenantes pour nous qui connaissons bien Paris.

 

Découverte d’une statue de femme armée

« De l’autre côté de la rue, le déblaiement des arcades ne nous a fourni qu’une seule découverte digne de figurer dans ce rapport.

Au milieu de cette place quadrangulaire, gisait renversée une statue équestre en bronze. Le cheval, aux formes massives, supporte une fille, maigre, frêle, délicate, revêtue d’une armure de fer, et coiffée d’une couronne de laurier. Elle se tient debout sur les étriers, et sa main droite agite un drapeau. Au-devant du piédestal de granit, une inscription très courte est devenue illisible.

Ce singulier monument constitue une énigme, dont nous avons renoncer à pénétrer le sens.

Afin d’étudier la femme de plus près, nous l’avons fait séparée du cheval, et dans la cavité ainsi ouverte, on a trouvé à la craie : ‘République française. Pucelle d’Orléans’ ; phrase inexplicable, qui complique le problème au lieu de l’éclaircir. »

 

Impossible de trouver des hypothèses sur place

« Nous eûmes à ce sujet de nombreuses conférences. Bien des hypothèses, parfois fort ingénieuses, furent proposées, discutées, écartées, puis reprises, approfondies de nouveau et enfin rejetées. Désespérant d’arriver à une solution satisfaisante, nous avons pris le parti de faire emballer la statue, et de l’expédier à Nouméa, en souhaitant qu’elle soit soumise à l’examen de nos collègues de l’Institut. »

 

Les recherches de l’Institut à Nouméa

Franklin propose ensuite la lecture du compte rendu de séance de l’Institut, mobilisant de nombreux scientifique pour tenter d’élucider ce mystère.

Une amazone ?

« Suivant quelques-uns de nos collègues, la statue que vous avez sous les yeux représente une de ces femmes guerrière, connues dans l’Antiquité sous le nom d’amazones.

Mais, répondaient les adversaires de cette opinion, la statue est bardée de fer, tandis que le costume des amazones consistait presque uniquement en une forte cuirasse. Sous un autre rapport, la statue est trop complète, car tout le monde sait que les amazones se faisaient couper la mamelle droite, qui les eût gênées dans le maniement de l’arc. Enfin, aucun des mots écrits à l’intérieur du monument ne saurait leur convenir. »

 

Une souveraine appelée République ?

« Cette inscription, ajoutaient-ils, doit être notre principal guide, et elle renferme, en effet, tout ce que nous cherchons. Si l’on rapproche les uns des autres, trois passages compris dans les fragments de Thiers, de Richelet, et de L. Viane, on ne peut douter que les français aient été gouvernés pendant quelques années par une femme nommée République. N’est-il pas tout naturel qu’une statue lui ait été élevée et qu’elle y soit représentée à cheval, revêtue d’une armure et couronnée de laurier ?

En admettant même, objectait-on, la réalité du fait historique, le début de l’inscription indique peut-être seulement, que la statue a été érigée sous le règne de cette République, et c’est alors la seconde ligne qui doit nous fournir l’explication du problème. »

 

Une représentation de Minerve ?

Minerve, déesse de la guerre, est le plus souvent représentée armée de toutes pièces, le bouclier d’une main et la pique de l’autre. Sans doute, le casque manque ; mais n’oublions pas que Minerve disputa la pomme d’or à Junon et à Venus sur le mont Ida : les français dont la galanterie était passée en proverbe, n’ont pas voulu cacher ce charmant visage sous un casque. Ils l’ont laissé à découvert, la seule beauté qu’ait jamais motivée aux mortels la chaste déesse qui punit les regards indiscrets de Tiresias en le privant de la vue, et qui conserva toujours sa virginité.

 

Quelques commentaires sur cette recherche !

Bien sûr, cette statue représente Jeanne d’Arc, la pucelle d’Orléans ! Elle avait été édifiée à la fin du XIXe siècle, sur la place des Pyramides, non loin de la porte Saint Honoré, devant laquelle Jeanne d’Arc avait tentée de conquérir Paris lors de la guerre de 100 ans.

 

Sources bibliographiques :

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