Les taverniers

Les taverniers, grande communauté pour laquelle les commerces de gros et les cabarets ne devaient faire qu’un

 

Un métier libre au Moyen Age pour pouvoir profiter d’absence de contrôle

Bien que présents dans le Livre des métiers d’Etienne Boileau, les taverniers étaient en cette fin du XIIIe siècle un métier libre. 

Une seule condition pour l’exercice : verser les droits de mesure et la journée du crieur. 

 

Un métier libre mais un métier puissant ! A cette époque, le nombre de taverniers en ville était important. Toutefois, ce négoce de vins en gros, était tenus par des bourgeois fortunés et qui souhaitaient rester loin des attentions du prévôt de Paris.

Dans tous les cas, on peut constater dans le Livre des métiers qu’à cette époque les commerçants en gros et les cabaretiers vendant boisson et victuailles ne formaient qu’une seule communauté

 

La réglementation à la fin du XVIe siècle des taverniers

C’est sous Henri III que cette situation changea. Les autorités trouvèrent alors que l’absence de statuts pour ce métier puissant était un problème. Aussi, les taverniers durent accepter une réglementation en 1587

 

La communauté des taverniers se composait donc des marchands en gros et des taverniers. Chacun de ses membres pouvait choisir d’exercer une de ces deux activités. 

On décida alors que la corporation était dirigée par 2 grands gardes et 4 jurés, élus par moitié chaque année. A cette époque, il était nécessaire de réaliser un apprentissage de 4 ans tout comme un compagnonnage de même durée avant de pouvoir prétendre à la maîtrise. 

 

La confrérie des marchands de vin ou taverniers était dédiée à Saint Nicolas et avait chapelle à Saint Jacques de l’Hôpital. 

 

Un objectif pour le XVIIe siècle : intégrer les 6 corps

Au XVIIIe siècle, les taverniers cherchèrent en vain à monter sur la plus haute marche de l’échelle sociale des métiers de Paris : les 6 corps

Pour cela, ils obtinrent en 1629 une concession officielle d’armoiries. Toutefois, ils échouèrent à parvenir à leurs fins qu’ils n’abandonnèrent qu’ en 1728.

 

 

Sources bibliographiques : 

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