L’Opéra le Peletier

L’Opéra le Peletier, salle des opéras grandioses du XIXe siècle : Rossini, Auber… avant de brûler totalement

 

Une nouvelle salle en urgence à Paris pour loger l’Opéra

Nous sommes en 1820 ! Après la mort du duc de Berry, neveu de Louis XVIII et seul membre de la famille royale pouvant encore avoir des enfants, assassiné pendant une représentation à l’Opéra de rue de Richelieu, la salle doit être détruite pour établir une chapelle expiatoire. Il faut donc en urgence une nouvelle salle pour loger ce genre musical si prisé des puissants.

On choisit alors pour le faire un ancien jardin d’un hôtel de Choiseul, situé juste au nord des grands boulevards.

 

Un an pour construire l’Opéra le Peletier

Sous la direction de l’architecte François Debret, on construisit cette nouvelle salle entre août 1820 et août 1821, lorsqu’on l’ouvrit pour la première fois.

La salle était de taille confortable :

  • 16 mètres de largeur, 22 de profondeur et 18 mètres de hauteur
  • Près de 2 000 places

Pour réussir ce prodige, on réutilisa des vestiges de l’ancienne salle : devanture des loges, colonnes, encadrement de la scène, corniches.

Façade de l'Opéra le Peletier
Façade de l’Opéra le Peletier

 

Rossini, Auber, Halevy ! Tous ces grands noms de l’Opéra donnèrent dans cette salle leurs chefs d’oeuvre.

 

Les bals de l’Opéra le Peletier

En 1837, on lance le bal Musard. Argot, tutoiement y étaient de la partie. Toute la société s’y retrouvait représentée. On croisait Pierrot, Colombine !

Bref les grandes heures du Carnaval de Paris s’y déroulaient.

En savoir plus sur les bals de l’Opéra

 

L’incendie de 1873

En pleine nuit en la fin d’octobre 1873, l’Opéra le Peletier prend fin et devient vite une fournaise.

Pendant plus d’une journée, les flammes détruisirent la salle et menacèrent grandement les maisons voisines. Tout fut détruit ! Salle, magasins de décors, l’histoire de l’Opéra pendant la majorité du XIXe siècle.

 

Un attentat contre l’empereur qui fut à l’origine de la construction de l’Opéra Garnier

En se rendant en calèche avec l’impératrice Eugénie, Naooléon III est victime d’une tentative d’attentat en janvier 1858. En reprenant le procédé de la machine infernale, déjà utilisée avant contre Napoléon Ier, le couple impérial réussit à éviter trois explosions : Une première bombe vise les cavaliers devant le cortège, la seconde éclate sous l’attelage et la troisième sous la calèche impériale qui fut renversée.

Le lendemain, Napoléon III décide de lancer la construction d’une nouvelle salle. Un concours est organisée mais le nouvel Opéra, n’ouvrit ses portes qu’en 1875 après l’incendie de l’Opéra le Peletier.

 

Sources bibliographiques :

  • Lasalle, Albert de. Les treize salles de l’Opéra. Paris 1875
Fields marked with a * are required

%d bloggers like this:

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies, servant à mesurer l'audience de notre site, vous offrir des contenus personnalisés et des publicités adaptées. Plus d’informations

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer