Le bal Musard

Le bal Musard marqua l’âge d’or des bals de l’Opéra dans la première moitié du XIXe siècle, lors du Carnaval.

 

Entre 1836 et 1854, Philippe Musard est le chef d’orchestre du Bal de l’Opéra. Après une première expérience à Londres en tant que chef d’orchestre.

Il fut considéré comme le plus grand chef d’orchestre des bals de l’Opéra y faisant entrer le cancan notamment. Il fit de nombreuses créations pour ces évènements centraux du Carnaval de Paris : quadrille du Moyen Age, quadrille chinois, quadrille arable.

 

Un bal masqué attirant foules de Pierrot et de Domino

Le bal étant masqué, l’Opéra Le Pelletier voit arriver à ces occasions des parisiens habillés de costumes plus beaux les uns que les autres. Déguisés en Pierrot, ils rivalisaient pendant les années du Bal Busard, d’imagination : pierrot blanc, pierrot à carreau, pantalon cosaque blanc et gilet rouge. On y croisait aussi des Arlequin et des Polichinelle… mais en moins grande densité. De leurs côtés, les femmes retenaient souvent le costume de Domino.

Maintenant la débrouille était aussi de rigueur : il n’était pas rare de masquer les faiblesses de sa tenue avec un peu de cirage.

Certains se déguisaient aussi en chinois, tahitiens… D’autres n’hésitaient pas les costumes de loups, de poules…

 

En savoir plus sur les costumes des bals masqués

 

Une  foule qui se retrouve sur le boulevard

Le soir du bal Musard, le boulevard commence à s’animer vers 10 heures du soir. Toutefois, pour les participants de la fête, il s’agit alors d’attendre. En effet, les portes ne s’ouvraient qu’à minuit pile. Les cafés et bars à proximité sont alors pris d’assaut pendant ce temps d’attente.

 

Une soirée où l’on s’amuse à essayer de démasquer les autres

Lorsque les portes s’ouvrent, 5 000 danseurs se retrouvent dans la grande salle de l’Opéra. Grâce aux masques, les distances entre les danseurs disparaissent. Ce petit monde peut se tutoyer sans réserve et sans gêne. L’usage alors était de désigner « beau masque » ceux que l’on croise.

On raconte que la police avait fait croire aux parisiennes que venaient au bal, des princes russes ou allemands qui ne faisaient qu’y rechercher l’amour. Ainsi, nombre d’entre elles venaient essayer de les démasquer. Aussi, ce n’était pas les jolis garçons qui étaient les plus prisés mais ceux avec davantage de ventre… ils avaient plus de chance d’être cet aristocrate en recherche de mariage.

 

Découvrir l’intrigue du  bal de l’Opéra

 

Des danses diverses mais sous l’influence de l’est

Le bal Musard était aussi l’occasion de montrer ses talents de danseur. Il fallait suivre car les modes changeaient souvent. Toutefois, les années passaient et la quadrille restait tout de même. C’était en effet une danse qui permettait d’attirer près de soi, sans difficulté, une dame « contre son cœur ».

Masqué, le bal permettait aux femmes de quitter leurs robes. Si les vêtements habituels étaient des obstacles pour la danse, les pantalons leurs permettaient alors de pouvoir danser plus librement.

Pendant ces années, la danse hongroise vint influer le cancan français. Les danseurs se déchaînaient en polka, mazurka

 

Rendez-vous galants protégés par les masques

Dans la foule, les dominos seuls cherchent de la compagnie. Ces femmes voulaient souvent se faire inviter et offrir boissons, mais aussi d’autres friandises. Difficile pour un homme seul de ne pas se laisser tenter : derrière le masque pourrait se cacher une femme charmante. Il pouvait arriver que lorsque le cavalier devenait plus entreprenant, le domino prenait la poudre d’escampette.

Enfin, les dominos avaient pour usage de donner rendez-vous à certains soupirants devant les bustes des grands musiciens qui décorent l’Opéra.

Aux lendemains de ces jours de fêtes, il n’était pas rare de compter de nombreux divorces. Ainsi  en 1844, on estima que 15% des 2 000 divorces prononcés dans l’année faisaient suite au bal Musard.

Sources bibliographiques :

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