Les ponts suspendus

Les ponts suspendus, mode entre les années 1820 et 1830,  n’étaient pas assez résistants pour être conservés.

 

Un premier essai dans l’axe de l’esplanade des Invalides

En 1821, Claude Navier conçoit un pont suspendu, placé dans l’axe de l’esplanade des Invalides. Les travaux démarrent en 1824. Toutefois, des difficultés techniques apparaissent rapidement. Aussi, le pont est démoli. Sans aucune pile dans la Seine, le pont était soutenu à partir des rives.

Il sera ensuite remplacé par un autre pont suspendu. Toutefois, du fait de sa hauteur, le projet reçu des plaintes visant à protéger la perspective. Aussi, le pont fut réalisé en 1829 un peu en aval, à l’emplacement du pont actuel des Invalides. On n’abandonna l’absence de piles, puisque deux furent réalisées, permettant de rapprocher les appuis. Cette situation n’empêche pas les fragilités de l’édifice qui impliqua une régulation de la circulation en 1850.

 

Un modèle repris à nombreuses reprises

Plusieurs ponts suspendus furent alors réalisés :

 

Frappant de constater que cette technique fut retenue dans des endroits où la Seine était peu large : au niveau des iles. En effet, le pont d’Arcole reliait l’île de la Cité avec la rive droite, Saint Louis les deux îles, Louis Philippe l’île Saint Louis et la rive droite, et Damiette et Constantine l’île Saint Louis avec les deux rives.

Aussi, il restait simplement Bercy et les Invalides qui permettaient de traverser un large fleuve.

 

Suspendu ne veut pas dire sans pile dans la Seine. Ainsi, cette technique nouvelle, correspondait plus à des essais qu’à des véritables réussites.

 

Une technique qui ne survécut pas à la seconde moitié du XIXe siècle.

Avec des grandes piles se voyant de loin ! Des fragilités nécessitant de réguler la régulation. Aussi, les ponts suspendus ne résistèrent pas aux grands travaux du Second Empire. Sous ce régime, les ponts des Invalides, d’Arcole, Saint Louis, Louis Philippe, Bercy furent entièrement refaits.

La passerelle Damiette ne survécut pas à la Révolution de 1848. Enfin, le dernier pont suspendu de Paris s’écroula en 1872, en raison de la corrosion des câbles.

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