Les bouquetières

Les bouquetières, des femmes ouvrières qui vivaient du commerce des fleurs, dans une très grande pauvreté.   

 

Les bouquetières ou les chapelières de fleurs au Moyen Age

Dans le Livre des Métiers d’Etienne Boileau, on trouve trace des chapelières de fleurs. Ces bouquetières réalisaient des couronnes de fleurs dont les gentilshommes se paraient. On trouvait de nombreuses compositions de cette manière avec des roses lors des grandes processions. 

Métier libre et exempté d’impôts et de guet, les bouquetières étaient autorisées à travailler de nuit. La Taille de Paris de 1292 en dénombre trois en ville.

Au Moyen Age, le tressage des fleurs était un passe temps des grandes dames : on trouve de nombreuses représentations de ces activités dans les objets en ivoire, des coffrets… Ainsi, René de Lespinasse, historien du XIXe siècle, des métiers parisiens estime que ces bouquetières copiaient ces œuvres pour leurs commerces.

Les bouquetières vivaient ambulantes dans la rue, n’hésitant pas à demander mendicité. Confrontées à la concurrences des plumassières, qui rajoutaient souvent des fleurs à leurs compositions des plumes, elles vivaient dans une grande pauvreté. 

 

Enfin, en 1582, on les trouve au dernier rang des maîtrises.

 

Un métier pauvre qui doit affronter la concurrence au XVIIe siècle

Ce n’est qu’en 1677, qu’on trouve des statuts pour les bouquetières. Ces nouveaux textes n’impliquent pas que la communauté n’était pas organisée auparavant. En effet, elle élisait déjà ses jurés, organisait son apprentissage, disposait de sa confrérie. Elle n’avait seulement pas de texte officiel. 

Cette situation leur posa de grands problèmes lorsque confrontées à l’arrivée des jardiniers et des marchands de fleurs, elles ne purent se défendre devant les autorités.

Ainsi, il fut écrit en cette fin de XVIIe siècles les règles suivantes : 

  • le métier était réservé exclusivement aux hommes,
  • Quatre jurées étaient élues : deux femmes et deux filles.
  • La confrérie était établie à Saint Leufroy.

 

Le commerce des fleurs à Paris

Les bouquetières avaient le monopôle du commerce des fleurs. Elles vendaient leurs bouquets, chapeaux et couronnes dans la rue ou devant les églises. Les fleurs devaient être d’une grande fraîcheur. L’acacia était interdit. Lors de la Fête Dieu, on dressait les chapeau de fleurs sur un fond de verdure.

Par ailleurs, seules les violettes, les roses et œillets faisaient exceptions. En effet, elles pouvaient être vendues par tous, pendant la saison, sans les dresser. De leurs côtés, les jardiniers ne pouvaient se tenir qu’aux Halles ou le sur le quai de la Mégisserie avant 8 heure du matin.

 

Enfin, étant un métier  pauvre, les bouquetières ne furent soumises à aucune des taxes d’union des offices de la fin du XVIIe siècle.

 

Sources bibliographiques

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