Le transport de voyageurs sur la Seine

Le transport de voyageurs sur la Seine, pratique qui connut son apogée dans la seconde moitié du XIXe siècle.

 

Au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, la Seine fut utilisée comme moyen de transport collectif pour les parisiens.

C’était ainsi la Compagnie des Bateaux Parisiens opérait à la fin du XIXe siècle. Elle avait été fondée initialement en 1867 sous le nom de la Compagnie lyonnaise des « mouches » ou bateaux omnibus. Devenue en 1872 la Compagnie des Hirondelles et des Mouches, elle avait acquis enfin sa rivale en 1886, la Compagnie des Express.

Trois lignes étaient proposées

Auteuil – Charenton (rive droite)

Auteuil – Austerlitz (rive gauche)

Pont Royal – Suresnes

Charenton (R. D.),

Alfortville (R. G.),

Les Carrières (R. D.),

Ivry (R. G.),

Magasins généraux (R.D.),

pont National (R. D.),

pont de Tolbiac (R.G.),

pont de Bercy (R. D.),

pont d’Austerlitz (R. D. et R. G.), pont de la Tournelle (R. G.),

Hôtel-de-Ville (R. D.),

Châtelet (R. D.),

Louvre (R. D.),

Pont-Royal (R. D.),

Concorde (R. D.),

Invalides (R. D.),

Alma (R. D.),

Trocadéro (R.D.),

Passy (R. D.),

Grenelle (R. D.),

la Galiote-Mirabeau (R. D.), Auteuil (R. D.)

Austerlitz,

Sully (R. D.),

Saint-Louis (R. D.),

Arcole (R. D.),

Pont-Neuf,

Saints-Pères,

Pont-Royal,

Concorde,

Alma,

Iéna,

Passy,

Grenelle,

Javel,

Auteuil (R. D.).

Tuileries (R. D.),

Concorde (R. D.),

Alma (R. D.),

Passy (R. D.),

Auteuil (R. D.),

Peupliers (R. D.),

Billancourt (R. D.),

Bas-Meudon (R. G.),

Bellevue-Funiculaire (R. G.), Pont-de-Sèvres (R. G.), Boulogne (R. D.),

Saint-Cloud (R. G.).

coteaux de Saint-Cloud (R. G.), Longchamp (dimanches et jours de courses) (R. D.), Suresnes (R. G.)

23 pontons 14 pontons
1,5 heure pour réaliser les 15 km 50 minutes pour les 10km 70 minutes pour les 14 km
10 centimes 10 centimes 20 centimes

 

En 1907, 52 bateaux étaient employés pour ces lignes : 29 pour Charenton, 14 pour Austerlitz et 9 pour Suresnes.

En outre, le trafic était plus important les dimanches et jours fériés. On rajoutait alors jusqu’à 25 bateaux supplémentaires.

 

Un trafic qui croit fortement à compter de 1867 pour atteindre plus de 40 millions de voyageurs en 1900

  

Bien évidemment, les pics de fréquentations lors des expositions universelles de 1889 et surtout de 1900.

Ce trafic se développe rapidement et s’installe dans la dernière décennie du XIXe siècle autour d’une moyenne annuelle de 25 millions de voyageurs.

Toutefois au fur et à mesure de la première décennie du XXe siècle, le nombre de voyageurs décline progressivement, du fait notamment de la concurrence venue des transports ferroviaires. Aussi, la Compagnie chercha à supprimer tout d’abord le service de la rive gauche et fut confrontée au refus de l’Hôtel de Ville. Elle proposa ensuite de reporter la tête de la ligne de cette même ligne à l’Hôtel de Ville.

 

En 1909, les Bateaux parisiens proposèrent un service direct sur la rive droite aux heures matinales. Ainsi, il fut possible de relier le matin des jours ouvrables Auteuil à la Concorde en remontant la Seine et de Charenton à Hôtel de Ville en la redescendant.

 

Sources bibliographiques :

  • Pawlowski, Auguste. Les Ports de Paris. 1910.

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