Les travaux du Champ de Mars pour la Fête de la Fédération

Les travaux du Champ de Mars pour la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790 : populaires et en chantant…

 

A la Révolution, le Champ de Mars est le lieu de plusieurs fêtes. C’est là qu’en 1790 qu’a lieu la Fête de la Fédération avec le serment sur l’autel de la patrie. Ensuite, en 1791, on y célébra le code constitutionnel. Enfin, en pleine terreur, Robespiere y féta l’Etre suprême en 1794.

 

Dans le Nouveau Paris, Louis Sébastien Mercier revient sur les travaux qui furent réalisés sur le Champ de Mars en amont de la Fête de la Fédération.

 

 

Huit jours de travaux populaires

L’esplanade du Champ de Mars, entre l’Ecole Militaire et la Seine, fut aménagée en 1790, sur une durée simplement de 8 jours.  L’enjeu était de pouvoir accueillir alors une quantité importante de parisiens, en plus des officiels très nombreux.

En effet, ce furent de nombreux parisiens qui prirent part à la conduite de ces travaux d’aménagement. On pouvait voir également des Suisses, mais aussi des élèves en peinture, ainsi que des religieux… « poussant la brouette ».

Ainsi, pendant cette semaine, c’était une « vaste fourmilière de citoyens occupés aux plus rudes travaux. » « Il fallait voir la longue chaîne qu’ils formaient, attelés à des charrettes surchargées » comme le rapport Mercier.

 

En effet, pour accueillir cette grande fête, des travaux de terrassements furent accomplis. On chercha à retenir les petites collines des lieux. On en profita pour en constituer une autre, plus haute, destinées à recevoir l’autel de la patrie.  

 

Des travaux en chantant

D’après Mercier, ces ouvriers chantaient : « Ah ! Ca ira ! Ca ira ! Ca ira ! ». Ils pouvaient aussi provenir de nombreux villages entourant alors Paris.

En outre, ce qui frappa Mercier fut le calme : « Pas un propos injurieux, pas la plus légère querelle. ». Il y avait alors 250 000 personnes, sans la présence de garde armé.

 

Présence de nombreuses bannières

Les ouvriers n’étaient pas présents seulement en leu nom propre. Ils voulaient montrer l’implication de leur communauté dans la préparation de la Fête de la Fédération.

Ainsi, on pouvait voir les banderoles des charbonniers, mais aussi des bouchers, des imprimeurs, ainsi que celles des collèges et des pensions.

Enfin, selon Mercier, tous se retrouvaient pour boire du vin. Mais avec mesure : « Mes frères, ne buvez point si vous n’avez pas soif, pour ne point épuiser sitôt le tonneau. »

 

Sources bibliographiques :

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