Le club de la Montagne de 1848

Le club de la Montagne de 1848 comptait des révolutionnaires et dénonçait le gouvernement de la 2e République.

 

Ce club fut fondé en mars 1848, au 24 rue Frépillon (qui deviendra plus la rue Volta). Sous la présidence de l’Abbé Constant, il réunissait des militants révolutionnaires.  Installés chez un marchand de vin, ils écrivaient là un journal.

Pendant l’activité du club de la Montagne de 1848, trois numéros du journal parurent.

 

Le club de la Montagne de 1848 comptait de nombreux membres, affichant leur militance révolutionnaire : Adolphe Esquiros, Auguste Pierre Levallois, Constant Hilbey…

 

 

La dénonciation du premier gouvernement de la Seconde République

Avant la constitution du club, et quelques jours après la proclamation de la République, un des membres, Constant Hilbey publia une affiche mettant en avant ceci : 

« CONSTANT HILBEY AU PEUPLE FRANÇAIS.
Je sors de Sainte-Pélagie, où j’étais incarcéré pour avoir démasqué l’infâme traître de LAMARTINE, que je trouve à la tête de votre nouveau gouvernement, lui qui, l’autre hiver (dans son discours sur les subsistances), excitait le gouvernement à réprimer le peuple qui avait faim. Les traîtres seront traîtres éternellement. Si vous remettez votre sort dans de pareilles mains, vous êtes perdus, une nouvelle révolution sera inévitable, et le sang de nos frères aura coulé inutilement. Déjà la garde nationale et les écoles prennent la direction du mouvement que le peuple seul a opéré: la bourgeoisie veut vous escamoter encore cette Révolution. Au nom du ciel, restez debout, défiez-vous de la garde nationale. L’aristocratie des riches, disait Marat, est pire que l’aristocratie des nobles. Aurez-vous versé votre sang pour ces hommes qui se sont engraissés de vos sueurs et qui n’ont d’autre mérite que leurs écus?

Vive l’égalité ! Vive la République! mais à bas les faux républicains!  Français, point de petites réformes! Vous avez entre vos mains votre bonheur et celui des générations à venir; il faut jeter par terre l’édifice entier de vos lois: elles ont.été faites par des scélérats et ne protègent que les scélérats.
Établissez des clubs, exigez une CONVENTION NATIONALE, et que la salle soit assez vaste pour contenir au moins quatre mille spectateurs, afin que vous puissiez toujours avoir les yeux sur vos représentants; ce point est le plus important, et celui, par conséquent, qu’on tâchera de ne vous point accorder.

Point d’amnistie! la punition de tous les traîtres! »

 

Sources bibliographiques :

 

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