Le pont Mirabeau

Le pont Mirabeau, là où l’amour file avec l’eau de la Seine, là où les piles chantent commerce et navigation.

 

Un pont métallique de la fin du XIXe siècle

On doit au président Sadi Carnot la décision de construire en 1893 ce pont métallique qui traverse majestueusement la Seine. Entre ce qui était alors le Viaduc du point du jour (Viaduc d’Auteuil) qui sera remplacé par la suite par le pont Garigliano et le pont de Grenelle au bout aval de l’île aux Cygnes. 

Ce magnifique pont est porté par deux piles, situées non loin des rives, pour permettre le passage de gros bateaux souhaitant remonter la Seine. 

 

Un pont en honneur d’un révolutionnaire modéré : Honoré Gabriel Riquetti de Mirabeau.

Issu d’une famille noble provençale, son enfance est marquée par sa laideur et la volonté continue de son père de le mettre en prison. Ce dernier lui fait voir toutes les prisons du moment : du Château d’If, au donjon de Vincennes, où il fut détenu en même temps que le marquis de Sade.

En 1789, il se fait élire aux Etats Généraux, député non de la noblesse mais du Tiers Etat. C’est alors un grand tribun qui s’affirme du côté des Jacobins. 

En 1791, il meurt de maladie et rentre au Panthéon. Toutefois, il en ressort aussi sec en 1794 car on avait découvert sa correspondance avec le roi qu’il conseillait peu de temps avant que la monarchie ne soit renversée.

 

Des statues sur des bateaux

Sur les deux piles du pont, on retrouve tant du côté de la rive gauche que de la rive droite des bateaux. Celui du Nord, la rive droite, descend la Seine. Celui du Sud, la rive gauche, la remonte

Sur ces deux bateaux, sont également placées des statues réalisées par Jean Antoine Injalbert. En poupe du bateau, des statues avancent dans les flots. En proue, elles font comme si elles le faisaient avancer, faisant face au pont. 

Ainsi, sur la rive droite, descendant la Seine, on voit fièrement la Ville de Paris, poussée au loin par la Navigation, en aval, vers Mantes, là où le monopôle historique de la Compagnie des nautes de Paris, ancètre de la municipalité s’exerçait.

De l’autre côté, l’Abondance, qui va vers la ville, est poussée par le Commerce.

 

Le pont Mirabeau et Guillaume Apollinaire

Le pont est bien évidemment célèbre par le poème de Guillaume Apollinaire, publié peu de temps avant la Première Guerre Mondiale, en 1912. Il y fait le parallèle entre l’eau qui coule sous le pont et l’amour qui part au fil du temps.

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