Le collège d’Harcourt au XIVe siècle

Le collège d’Harcourt : entre 1315 et 1450, le second siècle harcourien, le développement financier continue.

 

Après sa fondation, poursuivons notre découverte de l’histoire du collège d’Harcourt. Cette institution participa à la grandeur de l’Université de Paris, jusqu’à sa disparition à la Révolution. Son emplacement est aujourd’hui occupé par le Lycée Saint Louis

La poursuite de l’œuvre des frères fondateurs Raoul et Robert d’Harcourt après leur mort

A la mort du second fondateur du collège, Robert d’Harcourt en 1315, le proviseur s’appelait Marin de Marigny. Venant du diocèse de Bayeux, il était chanoine de Saint Honoré. Avant d’arriver au collège d’Harcourt, il évait été proviseur du collège des Bons Enfants.

A cette époque, le collège comptait 40 boursiers. Il est probable qu’il accueillait  aussi davantage de pensionnaires payants  qui y vivaient.

 

Organisation du collège d’Harcourt au début du XIVe siècle

A cette époque, le fonctionnement de l’Université était le suivant :  les écoliers se rendaient dans les cours publics donnés dans la rue du Fouarre. En dehors des cours, ils vivaient dans des collèges pour ceux qui avaient un hébergement.  Au collège d’Harcourt, ils ne trouvaient pas que gîte et couvert, mais aussi des cours d’accompagnement. en dehors des cours de la rue du Fouarre. On appelait ces leçons des exercices particuliers.

 

Après la fondation par les frères d’Harcourt, le collège disposait des régents et percepteurs des trois ordres députés. Ainsi, il était autorisé en complément des cours publics, à donner des leçons de grammaire et logique aux adolescents. Ensuite, il pouvait leur apporter des leçons de philosophie et enfin de théologie.

 

Des bourses de plus en plus longues

En 1369, Marin de Marigny fut remplacé par Richard Barbe. La période du nouveau proviseur fut surtout marquée par la durée des bourses de ses pensionnaires.  Ce n’était pas vraiment une surprise.

 En effet, il était nécessaire alors d’étudier pendant 16 ans pour accéder à la maîtrise en théologie. Quatorze ans étaient consacrés aux études et aux épreuves préalables. Auparavant, 2 ans étaient nécessaires pour la licence en art. Ainsi, on était docteur à 35 ans. Cependant être docteur permettait d’avoir de hautes fonctions ensuite.

 

Une institution dirigée par un des médecins du roi fou

Entre 1380 et 1385, le collège fut dirigé par Jean Boutin. Ce normand, venant de Coutances, était lui aussi un diplômé : maître en arts et en médecine. De ce fait, il fut nommé médecin du roi, Charles VI… tout en ne pouvant rien faire face à sa folie.

Cette proximité royale permit également de doter le collège d’Harcourt. Ainsi, le roi légua à l’institution 600 florins d’or en contrepartie de deux messes à son attention par semaine.

Charles VI donna également des privilèges à l’Université de Paris. En effet, en 1383, le roi exempta par lettres patentes les maîtres, bacheliers et écoliers de la taille et autres impôts sur les vins et les produits qu’ils pourraient vendre.

 

Thomas de Saint Pierre, et le second siècle d’Harcourt

A la suite de Jean Boutin, Thomas de Saint Pierre devint le proviseur du collège d’Harcourt. Il dirigea l’établissement  de 1385 à 1420.

Sa direction fut appelée par Henri Louis Bouquet, historien du collège au XIXe siècle, le début du deuxième siècle d’Harcourt.

Ce proviseur, comme plusieurs de ses prédécesseurs était originaire du diocèse de Coutances. Il était lui aussi médecin et s’occupa du roi, ainsi que la princesse Catherine, sa sœur.

A  cette date, le collège d’Harcourt était très prospère. On comptait en 1384, 12 maîtres es arts ou grands boursiers, ainsi que 24 écoliers ou petits boursiers. Quelques uns y conservèrent leurs bourses pendant 12 à 15 ans.

A la mort de Thomas de Saint Pierre, la reine de France, Isabeau de Bavière, donna à l’institution une somme importante.

 

La poursuite du développement financier de l’institution

De 1420 à 1450, le collège d’Harcourt fut dirigé par Roger de Gaillon. Il s’installa  dans un appartement appelé la salette d’Harcourt. C’était le lieu privilégié pour surveiller les communautés des théologiens et des artiens.

Ce proviseur donna à l’institution des terrains dans les environs de Paris, à Arcueil.  Il s’agissait de quelques maisons et des vignes.

 

 

Toutefois, cette période du collège d’Harcourt se fit tout de même dans un contexte politique très tendu : la Guerre de 100 ans.

 

Sources bibliographiques :

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