Les eaux de la Seine au XVIIIe siècle

Les eaux de la Seine au XVIIIe siècle servaient pour boire mais devaient être prélevées plutôt loin des rives

 

Une eau propre ?

Selon Louis Sébastien Mercier, la Seine avait une eau des plus saines. Il indiquait que pour cela, il fallait tout de même veiller à la prélever à une certaine distance des rives. Pour la boire, il était nécessaire la laisser reposer quelques jours. S’appuyant sur les idées de la chimie d’alors, il la déclarait plus pure que l’eau transparente.

Toutefois, sa propreté était toutefois mise en cause à cette époque. Certains lui attribuaient la cause des diarrhées aigües.

 

Une eau salie par l’activité humaine

Au fur et à mesure qu’elle coulait dans Paris, l’eau se salissait tout de même. En effet, les laveuses venaient nombreuses sur les bateaux lavoirs.

Les égouts se vidaient également dans la Seine légèrement en aval de l’Institut de France

Une eau qui servait seulement à quelques quartiers

Seulement une partie de la ville était alimentée avec l’eau de la Seine. En effet, quelques canaux distribuaient des fontaines. L’eau était extraite du fleuve à l’aide de pompe (Samaritaine et Notre Dame), mais aussi grâce à des voitures et des chevaux qu’on utilisait pour s’éloigner des rives.

Les porteurs d’eau couraient pour l’apporter dans la ville. Toutefois, cet approvisionnement était loin d’être suffisant pour tout Paris.

L’agiotage de la distribution de l’eau

Au XVIIIe siècle, un projet émergea pour diffuser l’eau dans toutes les maisons. Il fut aussitôt pris par les agioteurs. En effet, une compagnie fut créée pour cela. De nombreux parisiens souhaitèrent être de la partie et apportèrent des fonds pour cette entreprise.

Pour entretenir cette compagnie, on évoqua un temps de former un régiment avec les porteurs d’eau, de rendre obligatoire sa vente. Certains n’hésitèrent pas à demander la suppression des fontaines publiques et la fermeture… de la Seine.

On avait placé progressivement des tuyaux dans les rues. Mais son entretien supposait alors de retirer les pavés, ce qui générait beaucoup de travaux. Les accidents de circulation se multipliaient à proximité.

Sources bibliographiques :

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