Le Bassin de la Villette

Le Bassin de la Villette, entre canal Saint Martin et canal Saint Denis fut un des plus grands ports français dans la seconde moitié du XIXe siècle.

Un des éléments des canaux parisiens, le bassin de la Villette est situé en amont du canal Saint Martin.

Alimenté par le canal de l’Ourcq, ce bassin fut essentiel pour l’activité portuaire de Paris au XIXe siècle

 

Voulu par Napoléon, il servit d’abord à l’alimentation en eau potable

En 1802, Napoléon lance la création des canaux parisiens. Il reprend alors une idée plus ancienne d’apporter de l’eau de la Beuvronne et de l’Ourcq à Paris.

Les travaux commencent et sont confiés à Pierre Simon Givrard. Ce premier bassin est mis en eau en 1808 alimenté d’abord par les eaux de la Beuvronne.

 

L’alimentation en eau par l’Ourcq et le devenir commercial

Sous la Restauration et dans le début des années 1820, le canal de l’Ourcq est prolongé. Ainsi, à partir de 1822, les eaux de l’Ourcq se joignent à celle de la Beuvronne. Ainsi, le débit d’eau devient suffisant pour garantir la navigabilité du Bassin. A cette date, il est alors au cœur du canal de Seine à Seine, reliant au sud le canal Saint Martin et au nord le canal Saint Denis.

D’abord, lieu de promenade agréable en raison des espaces verts à proximité, les alentours du Bassin de la Villette s’urbanisent vite à compter de la seconde moitié du XIXe siècle. C’est alors le temps commercial et portuaire du Bassin de la Villette.

 

Deux bassins de la Villette

En réalité, le bassin de la Villette est organisé en deux parties. La première est le bassin à proximité de la place actuelle Stalingrad et la rotonde de la Villette.

Toutefois, une seconde partie, pouvant être confondue avec le canal de l’Ourcq s’ouvre au niveau du pont levant de Crimée, jusqu’au parc de la Villette. Ainsi, le Bassin de la Villette peut être perçu comme la zone reliant les canaux Saint Martin et Saint Denis.

 

La création du port et son développement économique

En 1848, les magasins généraux du port de la Villette sont autorisés par la loi. C’est le début de l’aventure portuaire. On y rajoute en 1853 des entrepôts pour les grains et pour le blé. L’ensemble de la zone, allant du canal Saint Martin au canal Saint Denis, s’organise. En effet, en 1854, au niveau du pont de Flandres, c’est tout une installation pour les vins, alcools et huiles qui est construite.

Ainsi le port de la Villette s’étend sur la vision large du bassin de la Villette : entre la rotonde et le parc de la Villette.

Un port où arrivaient des matières premières et repartaient des marchandises manufacturées

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, le port de la Villette était alimenté en houille venue du Nord de la France, en pierre de Valois, des denrées coloniales apportées du Havre, les grains de Picardie.

A Paris, des objets manufacturés étaient chargés sur les bateaux : articles de ménage, voiture d’enfants, machines à coudre, machines agricoles, verrerie, chiffons, conserves, papiers…

Neuf hangars se répartissaient sur la zone.

 

Sources bibliographiques :

  • Pawlowski, Auguste. Les Ports de Paris. 1910.
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