La maison parisienne au XVIIIe siècle

La maison parisienne au XVIIIe siècle, où vivaient à proximité et sans se croiser, des populations très diverses

 

Une construction intense dans toute la ville

Financer par des banquiers, des corps de logis étaient construits dans toute la ville. Ainsi, des quartiers nouveaux sortaient de terre. Pour ce faire, on avait choisi un style architectural plus ornemental.

Les maisons parisiennes de ce temps avaient déjà 6 étages. Ils étaient alors construits en pierre calcaire, trouvés à proximité.

 

Un aménagement intérieur destiné à oublier l’insalubrité de la rue

Après avoir été construite, la maison est aménagée. Ainsi, le menuisier,  le tapissier, le peintre, le doreur, le sculpteur et l’ébéniste remplacent les maçons. On s’occupe alors des antichambres, des escaliers dérobés et des commodités. En effet, à Paris, la magnificence d’une maison se fait à l’intérieur, dans un espace loin de la rue insalubre.

 

Des maisons où se côtoyaient différentes populations

Les 6 étages des habitations étaient entièrement habités. En effet, à Paris, au XVIIIe siècle, les greniers étaient habitués. Tout l’espace devait être utilisé. On y disait que c’était le logis du poète, du peintre. Bien sûr, c’était aussi là que vivaient les domestiques.

En montant ces gens modestes, voire démunis, passaient à proximité des étages plus riches.

On se chauffait au bois, venu en ville grâce au flottage. Chacun des habitants de la maison avait sa propre cheminée : femme de chambre, précepteur, maître d’hôtel…

Toutefois, dans de nombreux cas, les parisiens vivaient dans l’anonymat le plus complet.

 

L’entresol, une sorte de cave entre le rez-de-chaussée et le premier étage

Souvent le rez-de-chaussée était occupé par des boutiques. Au-dessus était situé l’entresol. Ce niveau était souvent voûté et d’une faible hauteur de plafond.

Il servait d’une part de séparation avec le premier étage, niveau noble de l’habitat et offrait un logement peu agréable.

Les chambres garnies, des logements insalubres.

Dans ces maisons, des appartements étaient loués à des étrangers. Ainsi, à prix d’or, ils trouvaient des espaces pour vivre dans les entresols, sous une mansarde. D’autres se partagent la même chambre : les chambres garnies. Les lits étaient sales, les fenêtres n’étaient pas étanches. Souvent des animaux nuisibles pullulaient dans ces espaces. Toutefois, ces chambres garnies faisaient l’objet d’un véritable commerce pour les marchands de sommeil. Bien sûr, suivant l’emplacement, le prix était différent. Ainsi, la proximité du Palais royal coûtait 6 fois plus que celle du Luxembourg.

Ainsi, au XVIIIe siècle, jusqu’à 100 000 étrangers trouvèrent logement dans ces chambres garnies.

Les prostituées vivaient également dans ces chambres garnies, payant le double des autres femmes. Bien que leur louer était interdit, elles trouvaient hôtes parmi les perruquiers et marchands de vin notamment.

Sources bibliographiques :

%d blogueurs aiment cette page :

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies, servant à mesurer l'audience de notre site, vous offrir des contenus personnalisés et des publicités adaptées. Plus d’informations

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer