La maison du prieur du Temple

La maison du prieur du Temple, la grande demeure prestigieuse pour le grand prieur de France des Hospitaliers

 

Maison du prieur du Temple côté jardin
Vue de la maison du prieur du Temple, vue du jardin par JB Rigaud. Crédits : BNF

 

Une première maison du XVe siècle

Bien que l’Enclos du Temple date du XIIe siècle, le prieur du Temple ne dispose d’un palais propre qu’à partir du XVe siècle. Le prieur se logeait auparavant dans une des autres maisons.

A la fin du XVe siècle, une maison neuve est décrite dans une des visites de 1495, avec plusieurs chambres et salles, arrière chambre et meublée.

Cette première maison était placée près de l’église et de la tour du Temple. Elle était composée de deux corps de bâtiments en équerre. Elle fut abandonnée par le prieur au XVIIe siècle et transformée ensuite en simple logement.

 

La grande maison du prieur du Temple, réalisée au XVIIe siècle par François Mansart.

Une seconde maison fut alors construite, plus vaste, plus grande. Plus éloignée que la première de l’église, elle fut achevée dans les années 1660, sur les dessins de François Mansart. Elle donnait sur la rue du Temple.

Une cour avec des colonnades

On entrait de la rue du Temple par une porte dans un enfoncement légèrement arrondi. On arrivait alors dans une cour de 55 mètres sur 40, en forme de fer à cheval, entourée d’une colonnade de 13 couples de colonnes.

Le garde suisse du palais était logé dans une petite maison près de la porte d’entrée de la grande cour.

 

Une façade classique, avec un corps de logis principal et deux ailes.

Le corps de logis principal mesurait de 50 mètres. Deux pavillons de chaque côté à angle droit, étaient en saillie à chaque fois sur la cour et sur le jardin.

A partir de la cour, on montait au rez-de-chaussée, élevé de 5 marches par une porte au milieu de la façade, entre deux couples de colonnes avec des balcons au dessus.

La façade était divisée en trois parties. Chacune d’entre elles disposait de trois grandes fenêtres (à double croisée) au premier étage, et au second étage des fenêtres plus petites (à une seule croisée). Les fenêtres du balcon étaient séparées par des pilastres.

Du côté de la cour, les ailes avaient deux fenêtres sur le côté et deux sur la façade.

Enfin, côté du jardin, les ailes étaient légèrement plus longues, avec trois fenêtres de côté. Le fronton central était triangulaire. Les combles étaient percés de lucarnes en œil de bœuf. Ici à nouveau, un perron de 5 marches menait au jardin.

 

Les jardins  

Après la construction du palais, les jardins occupaient la partie sud est du palais, sur 5 000 m². Il était ouvert au public. Un jardin spécial, entouré de grilles séparait l’ancien et le nouveau palais.

Face à la chambre du prieur, un petit jardin privé était aménagé.

 

A l’intérieur, des grandes salles de réception et un grand appartement.

On entrait par un grand vestibule carrelée de noir et de blanc au sol. A droite se trouvait une petite chapelle, puis un grand escalier de pierre montant au 1er étage. De l’autre côté, on accédait à la chambre des nobles et la salle de jeu.

La chambre des nobles servait d’antichambre. Cette pièce amenait à la chambre du prieur, à alcôve dorée et de boiserie. Elle se situait dans une des ailes et donnait sur un petit jardin située entre l’aile et la muraille de l’enclos. A proximité, on trouvait un cabinet turc, une bibliothèque, un autre cabinet et la salle de bain.

La chambre des nobles donnait également sur deux grands salons, la salle de billard à 4 fenêtres et grand salon à huit fenêtres. Ces trois salons occupaient toute la façade avec vue sur le jardin et sur la cour.

L’autre aile hébergeait la salle des gardes, une salle de bain et un appartement pour un serviteur.

Au premier étage, on accédait à la salle à manger, des appartements de cinq à six pièces. Le second avait sept chambres dans le corps de logis principal et huit dans les ailes. Enfin, les domestiques disposaient de mansardes dans les combles.

 

 

Le palais fit l’objet en 1720. La colonnade fut remplacée par une allée de tilleuls. Au centre de l’aile droite, on construisit alors un bâtiment qui se prolongeait le long du mur de l’enclos. Il ouvrait sur une cour appelée « garde meuble ».

 

Après la Révolution, la maison fut transformée en caserne puis embellie pour héberger le ministère impérial des cultes. Après la Restauration, elle fut confiée aux Augustines et enfin détruite en 1854. L’emplacement est occupé de nos jour par le square du Temple.

 

Sources bibliographiques :

  • Henri de Curzon, La Maison du Temple de Paris : histoire et description : avec deux planches : thèse présentée à la Faculté des lettres de Paris, Hachette, Paris, 1888, 356 p
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