Les statues et mascarons de la rue Eugène Flachat

Les statues et mascarons de la rue Eugène Flachat : entre peinture et sculpture, mais aussi des petits êtres de fantaisie

 

Dans le XVIIe arrondissement, la rue Eugène Flachat permet de relier le boulevard Berthier, partie du boulevard des maréchaux et le boulevard Pereire, non loin de la porte de Courcelles. Là, dans l’axe d’un ancien aiguillage de la petite couronne, la rue fut construire à la fin du XIXe siècle, entre 1880 et 1900. 

Aussi, les façades de ces maisons mettent en avant différentes palettes des styles architecturaux de la fin du XIXe siècle. 

 

La sculpture et allégorie de la peinture

Du côté du boulevard Berthier, le premier édifice, hôtel particulier construit par Jean Brisson, met en avant une représentant de la peinture. Ici, à la manière d’un bas relief, une femme peint le paysage probablement urbain qui l’entoure. 

Cette situation renvoie aux peintres du boulevard Berthier. En effet, à cette même époque, nombre d’entre eux avaient installés sur le boulevard leurs ateliers pour profiter de la lumière de l’après midi. 

 

sculpture de l'hôtel particulier par Jean Brisson
sculpture de l’hôtel particulier par Jean Brisson – photographie prise en mai 2018

 

La dame et l’ange de la maison Dumas par Paul Sédille

Juste en continuité de l’hôtel particulier de Jean Brisson, l’architecte Paul Sédille édifia la maison Dumas. Cette belle bâtisse de polychromie dispose de deux façades : une sur le boulevard Berthier et la seconde rue Eugène Flachat. 

Sur cette dernière, on peut admirer une belle représentation de femme, totalement dénudée et posant comme un modèle. 

Sur son épaule, elle embrasse un petit angelot.

A ses pieds, une petite colombe complète calmement l’ensemble.

 

sculpture de la maison dumas de Paul Sédille côte Eugène Flachat
sculpture de la maison dumas de Paul Sédille côte Eugène Flachat – photographie prise en mai 2018

 

Les mascarons de la rue Eugène Flachat

Tout au long de la rue, on peut retrouver différents mascarons. Ces petites statues sont souvent au dessus de colonnes ou coiffant des portes. 

Sur la maison Dumas, deux lions se regardent, veillant sur la porte d’entrée.

 

Un autre lion, mordant deux cornes d’abondance, domine le portail du 26 de la rue Eugène Flachat. 

Au 9 de la rue, des lions en frise surveillent la rue. Ils sont dominés par la représentation d’un homme, entouré d’une couronne de fruits.

 

Au 24 de la rue, deux petites têtes d’hommes ressortent juste en surplomb de la porte d’entrée.

 

 

Un peu plus haut, sur la rue, le 16 reprend le style architecte du néo Louis XIII. Ici, deux petits lions entourent la porte, en se regardant.

 

Enfin, dans un style néogothique, l’hôtel de Gaston Aubry au 8 de la rue, met en avant une multitude de petits anges. Là, à la manière des chapiteaux, ces angelots font comme porter les dessus des colonnes et autres points de force du bâtiment.

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