La voirie de Montfaucon

La voirie de Montfaucon accueillait les déchets organiques des parisiens, pour être transformés en engrais…

Un voyageur rouannais visite Paris en 1840. Il s’arrête à Montfaucon. Le spectacle qu’il y voit le frappe et décide d’écrire ses impressions de voyages.

 

La voirie de Montfaucon se situait un peu au nord est de l’emplacement du célèbre gibet. Pour la rejoindre, il fallait traverser la barrière du Combat, actuelle place du Colonel Fabien, et emprunter la rue de Meaux.

 

Le champ du dépôt de poudre

Cela correspondait à un grand champ. Là, on manœuvrait différentes matières qui étaient étalées sur le sol, pour les faire sécher et au soleil.  Il s’agissait de transformer des déchets organiques de toutes sortes pour en fabriquer de l’engrais.

 

L’étang de l’Oiseau

Un peu plus loin, dans la voirie de Montfaucon, deux bassins d’une  dizaine de mètres de profondeur, recueillaient les matières liquides et solides apportées par les vidangeurs de la ville.

Une terrasse les séparait. On avait aménagé les murs de cette dernière pour faciliter le déchargement des véhicules des vidangeurs, mais aussi la séparation des matières laissées ici pour fermenter.

Les lieux étaient appelés Etang de l’Oiseau du nom d’un ancien équarrisseur. Quelques bateaux voguaient sur ces eaux  malpropres.

La bonde de l’étang était située près  de la rue de Meaux, non loin de la Barrière du Combat, à proximité du dépôt de poudre. Là, le trop plein s’écoulait à destination du canal Saint Martin. L’eau rejoignait ainsi  la Seine en descendant le canal jusqu’au bassin de l’Arsenal.

Une fois qu’une grande quantité de déchet avait été  installée dans le bassin, on le vidait de son eau. La matière commençait à sécher pour ensuite être transportée au champ de dépôt de poudre.

 

Les odeurs

Du fait de la hauteur des lieux, l’odeur quittait les lieux et pouvait empestée jusqu’au village de Pantin, portée par le vent. A noter qu’elle arrivait rarement en haut des Buttes Chaumont et du village de Belleville.

Elles étaient très fortes également au niveau de la Barrière du Combat mais on ne la ressentait pas du tout à Paris

 

Progressivement, la voirie de Montfaucon fut abandonnée. La Ville de Paris avait alors acheté un terrain dans la forêt de Bondy, destiné à remplacer la voirie de Montfaucon.

 

Sources bibliographiques :

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